Isla Isabela, la sauvage - Galápagos

Christophe

Isla Isabela, la sauvage - Galápagos
Article #sacàdos
Dans cet article sac à dos, nous avons mis plein d'informations super intéressantes et nous y avons raconté notre vie... Du coup, il est un petit peu plus long que d'habitude, mais ça vaut le coup ! 😏
Bref, un article #sacàdos est à lire et à relire à ton aise, posé avec un thé glacé ou un chocolat chaud !

Mai 2021. Après quelques jours sur Santa Cruz, nous voici sur Isabela, la plus sauvage des îles Galápagos ! Traversée mouvementée, tunnels de lave de Los Tuneles, requins dormeurs, raies mantas et pingouins en kayak… cette île ne manque pas de surprises !

Jour 280 - Traversée mouvementée vers Isabela

Aujourd’hui, on quitte déjà notre première île des Galapagos. Le temps file vite ici, nous en profitons bien et nous sommes impatients et curieux de voir ce que la prochaine île, Isabela, a à nous offrir. On se lève tôt, à 5h45, nous avons rendez-vous sur le port vers 6h30. On grignote rapidement un petit quelque-chose pour ne pas avoir l’estomac vide et on prend un petit cachet contre le mal de mer. On nous a prévenus plusieurs fois : la traversée de Santa Cruz vers Isabela peut être mouvementée et les estomacs sont soumis à rude épreuve.

On arrive sur le port et on s’acquitte de la taxe portuaire (1$ par personne) puis on s’enregistre pour prendre notre bateau, le Destiny. On reçoit un collier à porter autour du cou, tout semble à la fois très brouillon et très organisé. On est au milieu de locaux qui connaissent le fonctionnement et de touristes qui sont exactement comme nous : un peu perdus et anxieux de savoir comment la traversée va se passer. Il se met à bien pleuvoir et le vent souffle pas mal, une chose est certaine, on n’aura pas les meilleures conditions possibles 😅

C’est à notre tour d’embarquer, nos sacs passent un scanner pour éviter de transporter quelque chose d’interdit d’une île à l’autre et nous passons au contrôle de température. Ensuite, nous montons dans un bateau taxi (50 centimes) qui nous amène en 1 minute à notre bateau pour la traversée. C’est un petit bateau qui ressemble à un bateau de pêche dont l’intérieur aurait été transformé pour accueillir deux simples banquettes où on s’entasse. On nous avait donné tous les trucs et astuces pour choisir la meilleure place, mais nous arrivons dans les derniers sur le bateau et certains connaissent mieux les astuces que nous, on est donc relayés aux places dont personne ne veut : à l’intérieur, tout au fond, là où il n’y a pas d’air et où les secousses sont les plus fortes. On reçoit des biscuits et un petit jus, qu’on place directement dans les sacs, pas questions de prendre des munitions maintenant si nous sommes malades dans 10 minutes.

Ça tangue déjà pas mal… Le bateau allume les moteurs et se met en route. La mer est déchaînée et ça secoue beaucoup pendant près de 2h30 où il n’y a rien d’autre à faire que regarder les gens qui sont dans la même galère que nous ou plutôt fixer un point à l’horizon pour ne pas être malade et ne pas voir les gens vomir. Les Galapagos, ça se mérite mon p’tit !

On arrive à Isabela, heureux de voir la fin de ce voyage. On remonte dans un bateau taxi (1$) qui nous conduit jusqu’au ponton. Sur le chemin, on voit un petit pingouin qui nage rapidement dans l’eau pour chasser. On est déjà émerveillés et le bateau est vite oublié.

Au ponton, on nous présente rapidement l’île et ce qu’il y a à y faire, on passe le contrôle d’immigration qui note le numéro de nos passeports dans un registre et après s’être acquittés de la taxe de l’île (10$) nous pouvons respirer… et admirer les nombreuses otaries qui sont affalées sur le ponton. On est contents d’y être !

On marche vers l’hostal et on croise Laura et Aymeric, de retour d’une session de snorkeling. Ils nous montrent le chemin et nous aident à nous enregistrer à l’accueil. Les chambres sont plus petites qu’à Santa Cruz, mais la cuisine / terrasse est sur le toit et la vue est vraiment chouette. En plus, le prix est imbattable, nous serons très bien ici !

Après toutes ces émotions, une bonne sieste s’impose. Un peu reposés, nous nous mettons en route pour trouver quelque chose à manger et visiter un peu l’île. C’est bien différent de Santa Cruz, beaucoup plus petit. Seule une route semble être « betonnée » (à base de roche volcanique) et elle va du port à la place principale. Pour le reste, c’est des routes de poussières qui nous rappellent un peu l’ambiance que nous avions connu à Holbox, mais en beaucoup moins touristique encore. La ville est très calme, il y a vraiment peu de monde… Le COVID a freiné beaucoup de tourisme et nous avons l’impression de pouvoir profiter de cet endroit magique presque seuls.

On revient vers un petit restaurant du côté de l’hostal qui propose des almuerzos. On en prend un qu’on partage à deux : une bonne soupe, un plat avec un morceau de viande, des lentilles, du riz et de la banane cuite, un petit dessert et une citronade pour 5$. Difficile de faire mieux ! En plus, c’est délicieux.

On pensait aller découvrir et se reposer sur la plage et on croise Laura et Aymeric qui ont exactement le même plan, parfait ! Ils nous disent qu’ils ont tenté de faire ça ces 2 derniers jours, mais que la pluie de l’après-midi les en avait empêchés, on a plus de chance aujourd’hui, il fait magnifique.

Après avoir bien profité, on se balade en longeant la plage et on cherche si un nid de tortues ne serait pas en train d’éclore. Ce n’est plus vraiment la saison, mais apparemment d’autres ont pu en voir quelques jours plus tôt… mais ce ne sera pas pour aujourd’hui 😊

On arrive au bar « Boobie Trap » et sa terrasse avec vue sur l’océan où nous sommes rejoints par Lucie et Gaetan, un couple de voyageurs français qu’on a déjà rencontré à Santa Cruz, par Jess, responsable Sharksky sur Isabela et qui nous a aidé à réserver le bateau et toujours pleine de bons conseils pour les activités à faire sur place et par Olivier, rédacteur du guide du Petit Furet pour l’Equateur entre autres.

Après cette bonne soirée à parler voyage, on rentre se coucher, on est crevés ! 😊

Jour 281 - Los Tuneles, requins et raies mantas

Après une première nuit assez bonne à Isabela, je pars à la recherche d’une panaderia. Celles du Mexique nous avaient laissé un bon souvenir avec un très grand choix de pains et de biscuits sucrés, salés ou les deux. J’en trouve une au centre du village, simplement nommée « La Panaderia » et le propriétaire m’explique très patiemment ce qu’il propose. Je craque pour un « pan dulce », une sorte de cinamon roll au chocolat et un petit pain rond couvert de chocolat. On goute ensuite tout ça, en déjeunant avec Laura et Aymeric.

Je pars ensuite à la recherche d’une lavanderia pour nettoyer nos vêtements, il serait temps, on commence à sentir qu’ils ne sont pas lavés à fond et ne sèchent pas bien lors de nos dernières lessives à la main. La ville de Puerto Villamil, seule ville d’Isabela n’est pas grande et on en fait vite le tour. J’y trouve néanmoins 2 lavanderias ouvertes, pratiquant toutes les deux le prix de 1$ la livre… Ce qui nous ferait plus de 12-15$ pour une bonne grosse lessive, un peu hors budget pour nous. On va continuer à la main pour l’instant, on en trouvera une moins chère à notre retour sur le continent.

On se prépare ensuite pour la grosse activité de la journée en rejoignant Laura et Aymeric en bas de l’hostal, puis en retrouvant Lucie et Gaetan à l’agence. On a tout ce qu’il faut pour le snorkeling, à part les palmes. Ils nous en trouvent et on embarque dans le 4x4 qui nous amène jusqu’au port… Les garçons sont dans le coffre du pickup et les filles à l’intérieur. Le trajet dure approximativement 4 minutes, on aurait pu faire le chemin à pied 😊 On embarque dans notre bateau du jour avec le capitaine, le navigateur, le guide et deux autres touristes. Après quelques explications de notre guide concernant le respect de la faune et de la flore, nous voici partis pour l’excursion de « Los Tuneles ». La mer est un peu agitée, mais bien moins qu’hier, puis on voit l’océan et on a de l’air frais… Le trajet est beaucoup plus agréable !

On voit assez rapidement une première tortue qui lève la tête hors de l’eau pour respirer, puis une autre, puis encore une. De nombreux oiseaux suivent le bateau en effleurant l’eau. On aperçoit aussi une aile de raie manta qui sort de l’eau en imitant un aileron de requin… Notre première raie manta ! Cette journée s’annonce particulièrement bonne ! A chaque fois, le guide nous donne quelques explications sur les animaux et sur les Galapagos. Le trajet continue ainsi pendant un bon 40 minutes, puis nous arrivons proche de notre premier arrêt et le bateau fait une pause. Le capitaine et le navigateur observe attentivement la mer et les vagues, assez hautes. Le guide nous dit que nous allons devoir passer les grosses vagues au loin, pour pouvoir rentrer dans la baie mais que l’océan est assez remué pour l’instant et qu’ils cherchent le bon moment. Pas super rassurant, mais apparemment nous avons le meilleur capitaine de l’île (le seul qui est sorti aujourd’hui d’ailleurs), nous sommes donc entre de bonnes mains. Après quelques longues minutes à attendre, le bateau démarre d’un coup et fonce vers la baie en passant les vagues de manière assez douce. Arrivés dans la baie, la capitaine manœuvre entre les nombreux rochers volcaniques qui sortent de l’eau pour ne pas les percuter puis s’attachent aux bouées. Nous y sommes !

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La première partie de notre excursion consiste en une balade sur des formations volcaniques assez uniques qui forment de nombreuses arches sur lesquelles nous pouvons marcher. L’eau est tout autour et est d’une transparence telle qu’il est possible de voir les tortues et les poissons qui se baladent tout autour. On croit rêver tellement elles sont grosses et nombreuses ! Mais l’objectif de notre balade est de trouver des fous à pattes bleues ou des « boobies » comme ils les appellent ici, laissant place à de bonnes petites blagues en anglais 😉 Nous découvrons rapidement un couple de boobies dont la femelle couve. Les pattes de ces oiseaux sont vraiment très bleues et cette couleur provient de leur alimentation.

Nous continuons notre balade et découvrons encore plus d’arches et de tortues dans l’eau. Après quelques petites photos sur l’arche « Instagram », nom donné par notre guide, nous reprenons le bateau en quittant difficilement cet endroit, tellement il y a à y voir.

Le bateau refait une bonne pause avant de ressortir de la baie puis mets les gaz et nous revoilà en pleine mer. Il s’arrête à un autre endroit et le guide nous demande de nous préparer, les choses sérieuses commencent : l’exploration en snorkeling se passe ici. On se met à l’eau rapidement, plutôt fraiche mais pas glaciale puis nous partons en file indienne à travers les rochers pour atteindre les fameux Tuneles. Ici, le guide nous prépare à ce que nous allons voir, nous explique comment cela va se passer. Ensuite, chacun à son tour, on s’approche de cette formation volcanique, on inspire un grand coup et le guide nous pousse vers le fond pour nous maintenir en profond alors que nous nous retrouvons nez à nez… avec 7-8 requins qui se reposent au fond de l’eau, à l’abris dans ces tunnels de lave. Plus loin, nous pouvons replonger un peu en apnée pour en apercevoir d’autres, encore plus nombreux mais toujours aussi calmes dans le fond de l’eau. Cela reste malgré tout très impressionnant d’être si proche d’eux !

Plus loin, nous continuons notre snorkeling à travers cette eau peu profonde où nous croisons de nombreux poissons colorés de toutes les tailles, dont certains vraiment très gros. Mais ce n’est rien comparés à la petite dizaine de tortues que nous voyons… énormes ! Elles sont réellement gigantesques et tellement plus grosses que toutes celles que nous ayons pu voir jusqu’ici, en Guadeloupe, en Martinique ou même à Kélonia en Guadeloupe. Elles sont sereines et évoluent dans l’eau sans se soucier de nous, chose particulièrement rare et uniquement possible ici, aux Galapagos. On voit au travers des masques que tous les yeux sont émerveillés.

Enfin, notre guide nous amène dans un dernier recoin de l’endroit pour nous montrer un hippocampe qui s’accroche à une branche et se laisse balancer au rythme du courant. A nouveau, il est très gros et beaucoup plus grand que l’image que nous nous faisions d’un hippocampe. Malgré cela, c’est un animal qui est très difficile à voir et très rare à dénicher, on a de la chance !

On remonte au bateau, émerveillés, mais content de pouvoir se réchauffer un peu. Le capitaine nous invite à nous assoir à l’avant du bateau et on reçoit le lunch, un délicieux riz, du thon cuit, des crudités et de la banane cuite. Accompagné de son petit verre de coca, tout en profitant du soleil. On est quand même bien ici !

Avant de rentrer, le capitaine nous offre un petit tour dans la baie toute proche, pour chercher des animaux. Et ce n’est pas une, ni deux, ni dix mais bien une bonne trentaine de têtes de tortues que nous apercevons en quelques minutes. On croise également le chemin d’une belle petite raie aigle.

Nous ressortons avec Laura et rejoignons Lucie et Gaetan dans un bar (Bar Boobie Trap) pour boire un verre à la santé de Lucie pour fêter son anniversaire. Nous retrouvons également Jess et Olivier (dont c’est également l’anniversaire). De chouettes discussions pour une très bonne soirée qui vient conclure cette excellente journée !

Jour 282 - Snorkeling à la Concha de Perla

Après un nouveau petit-déj à base de petites douceurs de la boulangerie, nous nous préparons le snorkeling à la Concha de Perla. Ce spot de snorkeling assez réputé se situe à côté du port d’où nous avons débarqué sur l’île et il est conseillé de s’y rendre à marée basse pour mieux voir la vie qui s’y active.

Encore faut-il y arriver : le ponton de bois est bloqué par des otaries qui s’allongent là et nous barre la route et ne crois pas qu’elles aillent se bouger, elles sont ici chez elles ! 😊 Après les avoir enjambées et évité les quelques gros iguanes qui se sont également posés là, nous arrivons sur le ponton qui permet l’accès au bassin de la Concha. Il y a du monde, c’est dimanche et l’endroit est très apprécié des locaux pour une baignade rafraichissante, on les comprend !

On se fraie un chemin et on se met à l’eau, fraiche, et en mettant la tête sous l’eau, on voit instantanément de nombreux poissons colorés, quelques coraux… Le snorkeling s’annonce vraiment chouette ici ! Et effectivement, nous ne sommes pas déçus, en plus des nombreux poissons qui tournoient autour de nous, se laissent approcher voir même s’approchent eux-mêmes curieusement, nous avons droit à un magnifique banc de raies et une tortue qui se repose au fond de l’eau. Bien sûr, cette dernière est plus petite que celles que nous avons vues lors de la sortie d’hier, mais chaque rencontre avec une tortue est un moment magique. On ressort de cet endroit magique, après une petite heure, l’eau fraiche fait son effet et il est temps d’aller se sécher.

Après une bonne douche revigorante, on retourne au petit resto, le Palm Beach tout proche de notre hostal pour un bon almuerzo à 5$. Au menu du jour, des spaghettis… toujours accompagnés de riz et de bananes cuites 😊

L’après-midi se passe tranquillement, le temps se gâtent un peu et ne nous pousse pas vraiment à sortir, on reste à l’hostal à chiller et à discuter avec Laura et Aymeric, tout en organisant un peu la suite, en réservant le logement pour San Cristobal…

Jour 283 - Vélo jusqu’au Mur des Larmes

Après une bonne nuit, je vais chercher le petit-déjeuner. Je trouve une autre boulangerie, pour tester de nouvelles choses, dont une sorte de brioche à la confiture de goyave, délicieux !

Un nouveau couple de français arrive à l’hostal, alors que Laura et Aymeric repartent déjà demain vers San Cristobal, la 3e et dernière île des Galapagos que nous visiterons. Ils s’appellent Justine et Cassian et prennent une pause de 3 mois dans leurs études pour visiter l’Equateur et faire du volontariat.

La matinée se passe tranquillement, on patiente pour avoir la marée basse à la Concha de Perla. Vers midi, c’est le bon moment, on se met en route, avec Laura, sous le ciel bleu et le soleil qui cogne encore plus fort que les autres jours. Arrivés sur place, on voit qu’on n’est de nouveau pas seuls et on se met à l’eau.

On a de nouveau la chance de tomber sur de nombreux poissons multicolores, dont de très gros mais le courant est beaucoup plus fort aujourd’hui et on galère un peu plus. On retrouve plus loin le beau banc de raies qu’on avait découvert hier, toujours aussi majestueux et impressionnant. On arrive à les suivre quelques minutes, alors qu’elles semblent voler dans le fond. On voit au loin une petite tête de tortue. Encore une magnifique session de snorkeling ici, un peu compliquée par le courant mais qui valait la peine qu’on se batte un peu 😊

Après une bonne douche, on va prendre un almuerzo au Palm Beach, notre petit repère de ces derniers jours et on emmène Laura et Aymeric, cette fois-ci.

L’après-midi, on part louer avec Laura des vélos chez Bike & Surf, tenu par une québécoise qui nous explique, en français, le chemin et les mesures de sécurité. On va chercher nos gourdes, une bonne couche de crème solaire et nous voici sur le chemin de sable et de cailloux qui longe la côte vers le Mur des Larmes. Le chemin est magnifique et longe la longue plage avant de s’enfoncer un peu plus profondément dans les terres. On n’a plus fait de vélo depuis un moment et on le sent, mais heureusement Laura est patiente 😊 Sur le chemin, bien nommé Camino de Las Tortugas, on croise des énormes tortues terrestres en liberté, qui vivent leur vie. On ne s’habituera jamais à voir ces animaux vaquer à leur occupation sur le bord de la route. La nature est ici si accessible, c’est magnifique.

Après 6 kilomètres, nous arrivons au Mur des Larmes. Ce mur, fait de « briques » de roches volcaniques fait partie de l’histoire de l’île, avant qu’elle devienne le paradis protégé qu’elle est aujourd’hui. Ici se trouvait une prison, sur cette île loin de tour et les prisonniers avaient la lourde tâche éreintante de construire ce mur… pour rien si ce n’est la punition de le faire. La prison n’existe plus aujourd’hui, mais le mur a été conservé pour le souvenir.

Le chemin retour, un peu plus en pente est plus rapide et nous rentrons à la tombée de la nuit, les muscles légèrement endoloris mais fiers de l’avoir fait !

Après un souper, où nous sommes rejoints par Cassien et Justine, on retrouve tous ensemble Jess au bar de Beto pour un verre à la santé d’Aymeric, cette fois-ci, c’est son anniversaire !

Jour 284 - Palmes et immense raie

Ce matin, on décide d’aller louer des palmes pour pouvoir lutter un peu mieux contre le courant à la Concha et être plus mobiles dans l’eau. Ainsi équipés, on attend la marée basse et on se met à l’eau. Aujourd’hui, nous sommes quasi seuls, les escaliers du ponton ne sont occupés que par une otarie (on espérait secrètement qu’elle vienne nager avec nous… mais non 😊).

Comme toujours, le snorkeling est excellent ici, la visibilité est relativement bonne et on voit assez vite notre première tortue ! On repère ensuite, au milieu des coraux et des poissons multicolores 2 raies aigles dans des fonds assez peu profonds, ce qui nous permet de bien les observer. Plus loin, c’est une autre tortue et un ensemble de raies qui se montrent. Grâce aux palmes, on parvient à faire le tour complet de la petite baie de la Concha et à aller voir plus loin que ce que nous avions pu faire les dernières fois. On rencontre encore des poissons perroquets énormes et plus loin une autre tortue. On pensait en avoir vu une troisième bien dans le fond, mais en s’approchant on a compris qu’il s’agissait en fait d’une immense raie tapie sur le sable. Impressionnant ! En repartant, on repasse par le petit ponton du port, pour aller voir les otaries qui s’étalent tout le long.

On passe du côté de la petite plage d’où part notre expédition du lendemain pour la confirmer avec le propriétaire, tout est en ordre. On rentre se doucher.

Frais, on se rend au Palm Beach pour un délicieux almuerzo à base de soupe à l’ail et de viande au pesto puis on revient pour se reposer un peu.

On part se promener près de la lagune de Los Flamingos et on voit deux flamants roses au loin. On avait déjà pu en voir en Camargues mais ils étaient plutôt blancs… ceux-ci sont bien roses ! Parfois, il y en a beaucoup plus qui viennent se poser ici, mais en cette saison, ils migrent vers une autre partie de l’île, plus reculée.

On retourne vers la plage, magnifique et quasi vide sur laquelle on se pose pour lire. Les chiens de l’île semblent s’être mis d’accord pour venir courir un peu partout autour de nous. Quand le soleil est très bas, on commence à avoir un peu frais et on rentre pour manger. On retrouve Justine et Cassien qui nous annoncent qu’ils nous accompagneront à la sortie kayak-snorkeling du lendemain ! 😊

Jour 285 - Kayak et pingouins des Galápagos

Aujourd’hui, nous partons à la conquête de la baie d’Isabella en kayak, accompagnés de Cassien et Justine. On reçoit un message pour nous dire que l’océan est « choppy choppy » (comprendre « agité ») et que le départ est reporté d’une heure en espérant que cela soit plus calme.

Nous voici donc tous les quatre sur la petite plage près du port pour retrouver notre guide du jour, enfiler nos gilets de sauvetage et prendre kayaks et pagayes. Notre guide nous prévient, l’océan est toujours un peu agité et, même si cela ne devrait pas poser de problème pour le kayak, on n’est pas certain de pouvoir faire le snorkeling qui était prévu… On est un peu déçus, mais c’est pas très grave, on verra bien ! On se met dans notre kayak et nous voici partis dans les premières vagues que nous passons avec succès. Le kayak nous rappelle toujours ce moment, en Algarve au Portugal, où nous nous sommes retournés sans même comprendre ce qui nous arrivait 😊

On pagaie pour longer les rochers et commencer le tour de la baie. Rapidement, on aperçoit une otarie et puis un pingouin ! Un peu plus loin, ce sont 4 pingouins de plus que nous croisons, en train de nager tranquillement. Le guide nous explique que les pingouins des Galapagos sont les seuls qui vivent au nord de l’équateur (bien que nous en soyons très proches) et qu’ils ont évolué pour s’adapter aux conditions propres des Galapagos : ils sont très petits parce que la nourriture est abondante et ils ne doivent pas trop lutter pour se nourrir. Il imite également, avec beaucoup de succès, le cri du pingouin pour les appeler… et ils semblent répondre. Impossible par contre de comprendre ce qu’ils se racontent parce qu’à l’inverse de tous les habitants locaux, nous ne maitrisons pas le pingouin comme 4e langue 😊 Encore plus loin, on est face à une trentaine de pingouins debout sur les rochers à prendre le soleil.

Nous arrivons ensuite à l’endroit où se fait le snorkeling, en général. Notre guide se tâte un peu, il y a quand même du courant et des vagues, il nous dit que la visibilité risque de ne pas être bonne mais qu’on peut essayer quand même. Les kayaks sont attachés à une bouée, on enfile nos masques et nous voici la tête dans l’eau à essayer de distinguer quelque chose dans cette « soupe de cresson »… On voit jusqu’à notre main, le bras tendu, mais pas plus… Ca s’annonce sportif ! De plus, le courant est assez fort et changeant et il y a des rochers qu’on ne distingue qu’une fois qu’on a le nez dessus. On suit notre guide qui tente de dénicher quelques requins, mais sans succès à cause de la mauvaise visibilité. Il nous rapproche discrètement des pingouins pour que nous puissions observer d’encore plus près ces petites créatures mignonnes. Le snorkeling n’ira pas plus loin, la visibilité est vraiment trop mauvaise et le courant trop fort, on revient vers les kayaks.

La fin de la balade nous permet de voir quelques pélicans et des otaries qui envahissent les bateaux de pêches ancrés. Et tout à la fin de la balade, deux – trois otaries arrivent dans l’eau et commencent à jouer en passant entre les kayaks, à tourner autour de nous, à sauter hors de l’eau, c’est trop chouette !

On rentre au logement, bien crevés. Apparemment, on a de nouveaux voisins qui sont arrivés et qui ont envahi tout l’étage : une grande famille qui passe d’une chambre à l’autre, dont celle juste à côté de la nôtre où la musique est à fond. C’est donc sur les airs de « Vas-y Franky, c’est bon » et des tubes équatoriens que nous faisons nos sacs. Demain, nous nous en allons vers la dernière île de notre parcours ici aux Galapagos. On retourne une dernière fois au Palm Beach pour manger avec Justine et Cassien avant de rentrer nous coucher. Heureusement la musique s’est arrêtée et les voisins ont été relativement calmes.

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