Arrivée aux Galápagos (et premier contact avec l'Equateur)
Christophe
Article #sacàdos
Dans cet article sac à dos, nous avons mis plein d'informations super intéressantes et nous y avons raconté notre vie... Du coup, il est un petit peu plus long que d'habitude, mais ça vaut le coup ! 😏Bref, un article #sacàdos est à lire et à relire à ton aise, posé avec un thé glacé ou un chocolat chaud !
Mai 2021. Nouvelle étape de notre tour du monde, nous arrivons en Équateur, plus précisément aux Galápagos. Nous n’osions même pas rêver d’y aller un jour, et pourtant nous y sommes ! Nous allons découvrir cet endroit unique au monde, où la nature est encore préservée et où les animaux sont rois. Nous allons aussi faire de belles rencontres. C’est parti pour une nouvelle aventure ! 😊
Jour 275 - Arrivée en Équateur via le Panama
Le vol est assez court et nous atterrissons à Panama City, capital du Panama et aéroport très important pour les connexions qu’il offre vers toute l’Amérique du sud. Juste le temps de se dégourdir les jambes, de se diriger rapidement vers la porte d’embarquement du vol suivant et nous revoici déjà dans les airs.
Le second vol est également court et on atterrit à Guayaquil, en Équateur. A la sortie de l’avion, on voit que tout est bien rodé. On nous emmène dans une pièce où plusieurs personnes sont responsables de vérifier les tests PCR, on reçoit un ticket d’attente en fonction de l’ordre d’arrivée. Comme nous allons aux Galápagos, on nous demande d’aller faire une copie du test un peu plus loin, puis de revenir pour la validation de notre test et d’un document de santé rempli dans l’avion. (toujours les mêmes questions concernant les fameux symptômes).
On peut récupérer nos bagages puis aller au comptoir de l’immigration où nos passeports et nos billets de sortie sont minutieusement vérifiés. La dame semble lire chaque ligne du billet de sortie et son visage reste très fermé, mais elle finit par tamponner notre passeport, précieux sésame qui nous permet d’entrer en Équateur !
On sort de l’aéroport puis on marche jusqu’à l’hôtel, il fait très chaud ! On avait un peu peur d’avoir un choc thermique en arrivant du Mexique mais il n’a pas lieu, on transpire bien ici aussi 😊 Heureusement, l’hôtel n’est vraiment pas loin à pied car d’énormes passerelles permettent de traverser un gros axe routier. Les rues sont plutôt vides, l’état d’urgence sanitaire a été déclaré dans plusieurs régions du pays et un confinement est imposé du vendredi soir au lundi matin… Nous sommes dimanche. On passe devant une banque mais on se dit qu’on pourra y aller le lendemain matin. Changement de pays, changement de monnaie… On revient aux dollars américains ! Et oui, l’Équateur s’est dollarisé il y a quelques années.
On arrive à notre hôtel, où on nous dit qu’ils n’acceptent que le cash… Mince, on va devoir retourner à la banque plus vite que prévu. Sympathiquement, ils nous laissent accéder à la chambre (très belle et très classe pour un prix très abordable) et déposer nos sacs avant de nous remettre en route à la quête de dollars. Les frais de retrait sont de presque 5$ pour un retrait plafonné à 500$. On savait qu’il y avait une banque sans frais à l’aéroport, mais on n’est pas tombés dessus en arrivant. En retournant jusque-là, on nous signale qu’elle est fermée à cette heure et que l’ATM n’est pas accessible. On nous indique un autre ATM un peu plus loin… où on peut retirer jusqu’à 400$ sans frais ! Victoire !
On rentre à l’hôtel, heureux de pouvoir régler la chambre et on file vite se coucher, la journée de demain sera longue !
Jour 276 - En route vers les Galápagos et premiers animaux
On se réveille pour la première fois en Équateur, on a un peu de mal à réaliser… surtout qu’il est tôt car nous devons être à l’aéroport vers 7h30. On quitte l’hôtel en réveillant le responsable car tout est fermé, puis on marche jusqu’à l’aéroport. On retourne au distributeur de billets qu’on a trouvé hier puis nous allons vers l’entrée de l’aéroport, un peu stressé : on espère qu’on a bien tous les documents et que tout est bon.
Dès l’entrée, on nous demande si nous allons aux Galápagos. Comme c’est le cas, nous devons déposer tous nos sacs dans une cabine pour qu’ils soient désinfectés. On les reprend et on entre dans l’aéroport pour commencer toutes les étapes avant de prendre l’avion. Et oui, se rendre aux Galápagos est un tout petit peu plus compliqué qu’une autre destination, même hors COVID.
On repère assez vite la file au comptoir de l’INGALA (Instituto National GALApagos) et on se met dedans. Un steward vient vers nous pour nous aider à imprimer les étiquettes des bagages en cabine. Toujours dans la file, un autre steward nous demande nos tests COVID imprimés + la version reçue par email. Arrivés au comptoir, ils procèdent à la vérification des passeports, de nos tests COVID et de notre salvaconducto. On s’acquitte des 20$ par personne requis et on reçoit notre carte TCT, sorte de carte d’immigration.
On passe ensuite à la vérification du contenu des sacs, afin d’empêcher l’importation de plantes ou d’animaux qui mettrait en danger l’écosystème fragile des Galápagos. Les sacs sont ensuite scellés et validés pour le checkin.
On peut enfin faire la file au comptoir d’enregistrement de LATAM, où ils revérifient nos passeports, nos cartes TCT et bien sûr nos billets d’avion. On abandonne nos sacs sur le côté (ils doivent les emballer) et on peut continuer les étapes suivantes. Chaque étape franchie est une petite victoire et nous rapproche de ces îles qui nous font tant rêver !
Une personne nous demande si nous allons vers les Galápagos, puis revérifie nos billets, nos passeports et nos cartes TCT puis nous coche sur une liste. Une autre encore vérifie nos passeports et nos billets d’avion et nous arrivons aux checks des sacs de cabine. Mince, avec toutes ces étapes, nous avons oublié de boire et nous avons une bouteille d’eau remplie. Comme cela arrive souvent, nous nous mettons sur le côté et commençons à la vider. On nous fait signe en rigolant un peu, les bouteilles d’eau sont acceptées ici, pas besoin d’affonner ! Les sacs passent les checks, nous passons les rayons X et nous arrivons dans le terminal d’attente… Nous avons officiellement passé toutes les étapes qui nous permettent de prendre l’avion ! La suite se fera à l’arrivée sur l’île. Ça a été plus vite que prévu, et nous sommes très en avance. On se pose pour un petit latté, puis un petit sandwich en attendant l’embarquement, on n’a pas mangé grand-chose jusqu’ici.
Au moment d’embarquer, on reçoit du gel hydroalcoolique pour désinfecter nos mains, nos passeports sont encore vérifiés et nous pouvons monter dans l’avion. Le vol est très court et passe assez vite. Pendant celui-ci, nous recevons un document à remplir qui atteste qu’on n’apporte pas d’animaux et les bagages de cabines sont à nouveau désinfectés directement dans les casiers.
On atterrit sur l’île de Baltra, déjà complètement émerveillés par tout ce que nous voyons. Ces iles n’étaient pas prévues au programme de notre tour du monde, mais c’est le genre de surprises que le COVID nous réserve et c’est plus que sympa ! On descend sur le tarmac puis on marche sous le signe de l’aéroport des Galápagos, trop classe. On passe sous un nouveau jet désinfectant et on se met dans la file pour passer le contrôle d’immigration.
Une dernière vérification de nos passeports et de notre carte TCT et nous recevons le magnifique tampon des Galápagos dans notre passeport, sans aucun doute le plus beau qu’on ait eu !
Nos bagages de cabines passent une dernière vérification de contenu, on récupère nos sacs qui étaient en soute et… NOUS SOMMES AUX GALAPAGOS ! Ça y est, on peut souffler (dans nos masques), on l’a fait !
Les Galápagos sont un ensemble d’îles dont les 3 principales sont habitées : Santa Cruz, Isabella et San Cristobal. L’aéroport se trouve sur une quatrième île, Baltra, qui ne contient que l’aéroport. Le voyage n’est donc pas tout à fait fini 😉 On trouve le guichet de bus pour acheter notre ticket (5$), on laisse nos sacs sur le côté pour qu’ils soient chargés dans la soute du bus qui nous conduit tout au sud de l’île. De là, nous embarquons dans un ferry (1$) qui fait la courte traversée du canal qui sépare Baltra de l’île de Santa Cruz. Enfin, nous prenons un autre bus (5$) qui traverse toute l’île de Santa Cruz pour nous amener à la ville principale : Puerto Ayora. Le chemin passe surtout par beaucoup de verdure, des paysages volcaniques et traverse un ou deux petits villages.
Il arrive à Puerto Ayora et nous dépose devant le mercado, au centre-ville. Vraiment parfait parce que l’hôtel n’est pas loin. Notre première impression de Puerto Ayora est très bonne, les rues nous rappellent certains petits villages de Guadeloupe ou du Mexique, sans trottoir, les maisons ouvertes vers l’extérieur… Les gens sont souriants et accueillants, il fait calme malgré les quelques taxis qui nous klaxonnent pour nous proposer un trajet, il fait bon vivre ici 😊
On arrive à l’hostal (White House Hostal) qui est top ! Il y a une grande terrasse extérieure avec des tables et des chaises, une belle cuisine commune, un jardin avec des hamacs, la chambre est relativement spacieuse et contient toute une armoire qu’il est possible de fermer à clé. Il nous avait été recommandé par plusieurs personnes dont Aymeric et Laura, un couple de Français en voyage à travers l’Amérique latine et que nous rejoignons ici.
Après tout ça, nous avons faim et on se dirige vers le petit supermarché du port (le plus grand des Galápagos, mais petit quand même 😉). Les prix sont élevés, surtout après ce que nous avons connu au Mexique, mais nous sommes dans les îles et on paye forcément l’importation des produits. On achète du pain et une sorte de saucisson de jambon et on va s’assoir sur un banc face à la mer.
A peine assis, on en prend plein les yeux ! On remarque d’abord les quelques iguanes qui sont affalés au milieu de la promenade, les uns sur les autres. Puis on en voit encore plus un peu partout, des oiseaux se rapprochent pour voir si on n’a pas une petite miette à leur filer, des crabes d’un rouge vif se baladent sur les rochers en contrebas, de nombreux pélicans survolent l’eau et y plongent pour pêcher. C’est dingue, on sent déjà directement que la nature est reine et qu’elle est encore préservée. C’est une chance d’être ici, mais aussi un devoir qui nous tient à cœur de ne pas l’abimer et d’avoir l’impact le plus faible possible.
Après avoir mangé, on se balade sur la petite jetée, on voit encore un nombre impressionnant d’iguanes et de crabes… et on tombe nez à nez avec des otaries qui sont affalées sur et autour des bancs. On est hallucinés, elles sont juste là tranquillement à se reposer au milieu des locaux qui s’amusent à faire des plongeons dans l’eau, de quelques touristes qui passent autour en faisant des photos… C’est fou ! On revient vers le petit embarcadère du port et on baisse les yeux vers l’eau où on voit rapidement de nombreux poissons, puis des bébés requins à pointe noire qui tournoient au milieu d’eux. Un, deux, puis cinq requins, facilement observables depuis le ponton, on est émerveillés. Une tortue marine remonte à la surface pour respirer juste devant nous, puis une seconde…
On n’en revient pas de tout ce qu’on a déjà pu observer en deux heures, sans même mettre la tête sous l’eau. On parcourt le malécon (rue qui longe l’océan) et ses nombreux restaurants et bars surtout destinés aux quelques touristes présents et on tombe sur un comptoir de poissonnier où sont vendus d’énormes thons. Autour d’eux, les pélicans et quelques otaries se pressent dans un grand bruit, en espérant pouvoir chopper un petit morceau.
On revient vers la place devant le port et de nombreux locaux se sont rassemblés autour et sur les terrains de volley pour encourager ou jouer.
On revient vers l’hostal où on rencontre Laura et Aymeric, après avoir discuté avec eux sur Instagram, nous les voyons enfin en vrai 😊 Ils nous disent qu’ils vont boire un verre avec quelques Français et même deux Belges et nous invitent. Après une bonne douche bien nécessaire, on boit un verre en discutant voyage, COVID et Belgique avec toutes ces nouvelles rencontres.
Notre voyage aux Galápagos ne pouvait pas mieux commencer ! Les îles ici se méritent, mais nous sommes tellement contents d’avoir tenté le coup et d’y être arrivés, encore une destination imprévue dans ce voyage qui n’a pas fini de nous étonner !
