Puerto Lopez, baleines et Montañita - Côte Équatorienne
Christophe
Article #sacàdos
Dans cet article sac à dos, nous avons mis plein d'informations super intéressantes et nous y avons raconté notre vie... Du coup, il est un petit peu plus long que d'habitude, mais ça vaut le coup ! 😏Bref, un article #sacàdos est à lire et à relire à ton aise, posé avec un thé glacé ou un chocolat chaud !
- Jour 320 - Arrivée à Puerto Lopez (suite)
- Jour 321 - Parc National Machalilla et Los Frailes
- Jour 322 - Tour d’observation des baleines à bosse
- Jour 323 - Direction Montañita et streetart
- Jour 324 - Retour à Guayaquil et premiers symptômes
- Toutes les photos de l'article et bien plus !
- Où ça s'passe ?
Juin 2021. Après le bus de nuit depuis Quito, nous voici enfin sur la côte équatorienne à Puerto Lopez, connue pour l’observation des baleines à bosse, avant de terminer notre périple équatorien à Montañita !
Jour 320 - Arrivée à Puerto Lopez (suite)
Au réveil, on trouve un petit almuerzo sympa et bien local dans une cantine. On en prend un au poisson, ça change du pollo ou du carne habituel ! On part ensuite se promener sur la plage. Elle n’est pas forcément très belle, ni très propre, mais elle est très longue. On marche tout le long aller-retour et on tombe sur le marché au poisson, bondé.
On fait le tour des agences qui organisent les excursions pour voir les baleines : on a exactement le même discours partout : 100% garanti d’en voir une, c’est 25$ par personne, rapidement revu à 20$. On craint qu’il y ait beaucoup de monde le lendemain (dimanche), on attendra lundi pour le faire.
Ce soir c’est croque-monsieurs, un peu cramés : pas évident avec les cuisines chaque jour différentes. On apprend ensuite le jeu cabot à Sarah, la tradition continue !
Jour 321 - Parc National Machalilla et Los Frailes
Petit-déj dans la petite hutte de l’hostal. On se prépare et on se met en route vers le Tia. Un tuktuk nous arrête pour nous proposer un tour à la journée : la plage de Los Frailes et Agua Blanca pour 40-45$ par personne, ou uniquement Los Frailes pour 20$ A/R. On est motivés à marcher et on veut explorer plus que Los Frailes dans le parc national, on décline donc.
On passe au Tia pour le repas de midi, on choppe un tuktuk à la sortie jusqu’au terminal et puis direct un bus un peu pourri vers le Parque Nacional Machalilla. Pas de bol : à cause du COVID, les chemins de marche vers les autres plages sont fermés. On ira donc comme tout le monde à Los Frailes, la plus belle plage de l’Équateur.
On arrive à cette fameuse plage où il y a du monde, mais ce n’est pas aussi bondé que ce qu’on pensait. Un garde de l’environnement nous demande de remettre bouteilles en plastique et nourriture dans les voitures… On n’a pas de voiture, il nous laisse passer quand même, un peu étonné !
On se balade sur cette longue plage entre deux petites collines, on se pose et on profite du « soleil » (plutôt de la forte luminosité chauffante : il fait couvert mais ça tape bien quand même). On essaie de voir si le chemin vers les autres plages ne s’est pas ouvert mais sans résultat.
Pour rentrer, on hèle un bus qui passe (on est les seuls non-équatoriens dedans), on le choppe jusqu’au terminal terrestre, puis on reprend un tuktuk (décidément, c’est trop chouette) et nous revoici à l’hostal.
Soirée cabot. On passe réserver la sortie baleines de demain. On cherche un endroit où manger autre chose que du riz, du poulet et des frijoles, mais on ne trouve pas grand-chose, les endroits sur la plage sont super touristiques et font surtout des cocktails.
On voit une cantine où il y a énormément de monde, on demande ce qu’ils font : riz, carne ou poulet, frijoles… On prend ça, on attend 25 minutes et on repart avec 3 énormes plats (au lieu de deux !). On aura de quoi manger longtemps. C’est pas très original mais c’est pas mauvais ! On termine une vidéo pour dire au revoir aux enfants à l’hôpital.
Jour 322 - Tour d’observation des baleines à bosse
On se lève tranquillement, on déjeune et on dépose notre linge chez Maxima qui propose de faire lavanderia pour aider les voyageurs, c’est super sympa !
On s’équipe pour la sortie du jour et on passe chercher de l’eau au petit magasin. Mon billet de 10$ est refusé parce qu’il y a un tout petit bout qui manque… Quelle idée de faire des billets aussi fragiles aussi, et je l’ai très probablement reçu comme ça !
On arrive à l’agence et on paye. Tout va bien jusqu’au moment où la vendeuse nous dit qu’il manque 10$. Décidément, payer aujourd’hui s’avère compliqué. Heureusement, je suis certain de ce que j’avais dans mon porte-feuille et je sais très bien ce que je lui ai donné vu que j’ai fait attention au fameux billet de 10$ avec le bout en moins. Elle n’insiste pas trop et le guide passe nous prendre. On fait la connaissance d’Emma, une Texane en stage pour l’observation et l’étude des baleines.
On arrive sur le bateau et on s’installe, il y a comme un goût des Galápagos qui revient immédiatement 😊
Après un briefing du guide, qui parle anglais, espagnol et quelques mots de français, nous voici partis à la recherche des baleines. Après une dizaine de minutes, une partie du groupe du bateau crie d’un coup, ils ont vu le saut d’une baleine ! On n’a rien vu, punaise, on a manqué le seul saut de la sortie si ça se trouve… 🥲
Le bateau s’arrête et coupe son moteur tout en restant à une distance correcte de la baleine… Et là, pendant peut-être presque une heure, ce sont 2/3 baleines qui enchaînent les souffles, les plongeons, les claquages de nageoires et surtout les sauts majestueux ! On avait déjà fait des excursions pour voire des baleines mais là c’est vraiment hallucinant le nombre de sauts qu’elles enchaînent et l’hyperactivité à laquelle on a droit. Le guide nous explique qu’elles sont probablement en parade amoureuse.
Le bateau repart et va plus loin, c’est parti pour une petite séance de snorkeling, l’eau n’est pas trop froide, la visibilité est bonne ! On voit quelques poissons, quelques oursins, des étoiles de mer. C’est certain qu’après avoir fait les Galápagos et vu le spectacle de baleines, les autres fonds nous paraissent un peu pauvres, mais c’est malgré tout très chouette ! 😊 Le guide vient nous chercher et nous montre encore quelques puff fish, c’est cool !
Le bateau nous ramène au port et on rentre se doucher, ça fait du bien.
On se met en route pour aller vers le fameux Café Madame dont tout le monde nous parle. Quand on y arrive, on apprend qu’il est malheureusement fermé aujourd’hui pour rénovations, pas de chance !
On trouve un autre restaurant où ils servent autre chose que de l’almuerzo et la terrasse donne sur la plage et l’océan, on s’y pose.
On entend des Français qui crient dans l’hôtel juste au-dessus, aujourd’hui c’est France-Suisse à l’Euro de foot. On mange des quesadillas et des nachos. Les français repartent un peu l’air déprimés, la France est malheureusement éliminée. On envoie un message de soutien à Gaetan et Lucie, on sait qu’ils sont devant la TV.
On retourne au logement par la plage, on a trop mangé. On ressort pour le coucher du soleil, le temps s’est découvert et les couleurs sont superbes !
Soirée cabot et grignotage, on n’a pas très faim pourtant il nous reste pas mal de nourriture des jours précédents.
Jour 323 - Direction Montañita et streetart
Après un rapide petit-déj, on refait les sacs. Nous quittons bientôt Maxima et son hostal, Puerto Lopez mais pas sans essayer d’aller voir avec Sarah ce café Madame quand même.
Le soleil cogne à mort aujourd’hui, il fait super chaud ! On arrive au café et l’endroit est hyper mignon, tout est en bois, et à notre table, les bancs sont faits à partir de morceaux de barques. On demande s’ils font des latte macchiato et ils semblent dire que oui, Marie choisit un jus de la carte (fraise, citron, concombre, menthe). Le gars a l’air d’improviser une recette pour le latte macchiato mais le résultat est réussi !
La vue est vraiment magnifique, directement sur la plage et l’océan. Une aigrette se pose pas loin puis reprend son envol, même l’un des gars qui bosse là trouve ça magique.
On revient chez Maxima pour dîner, même si on est bien calés avec la boisson. Puis, on se met en route vers l’arrêt pour prendre le bus, encore sur le chemin on en voit un qui approche, on tente le stop et il s’arrête pour nous laisser monter ! Il fait la route qui longe la côte pour nous amener vers Montañita. On passe de nombreux villages qui ont l’air tout petits et très peu développés avec des rues faites de poussière. Des gens descendent, des gens montent, The Rock est dans la TV pour faire le show, le son à fond bien évidemment !
On arrive à Montañita, on avait entendu que c’était une grosse ville de la fête et de la déglingue. Je m’attendais donc à une grosse ville très construite mais ce n’est pas le cas, c’est encore des petits bâtiments assez sympa.
On marche le long de la route principale, chargée et bruyante et on arrive à notre hostal où nous avons réservé deux chambres… pour nous la moins chère de tout le séjour : 8$. On voulait voir ce qu’on pouvait avoir pour ça, une dernière petite aventure ! L’accueil est très sympa, la chambre est plutôt bien même si elle sent fort l’humidité, il n’y a pas de vitre aux fenêtres, simplement des moustiquaires. Pour le prix, franchement pas mal ! Sarah, de son côté, semble avoir une colonie complète de moustiques incluse dans sa chambre.
Il y a un étage, à moitié aménagé et qui donne d’un côté sur le terrain de foot, de l’autre sur la rue principale.
On se met en route pour une visite de la ville et de la plage. C’est très calme par rapport à la description que nous en avions eue, on est en semaine et la ville s’anime en général en soirée quand les bars et les boîtes ouvrent leurs portes. On trouve beaucoup de streetart, ce qui finit de donner un côté super sympa à cette ville !
Au bout de la plage, on tombe sur un resto Shanka dont un couple de Belges rencontrés chez Maxima nous avait fait l’éloge, c’est sur la plage, ça a l’air à la fois stylé, varié et pas trop cher, on reviendra ce soir !
On retourne vers le logement et on se repose un peu. Le soir venu, on repart à pied vers le resto, puis du côté de la plage et on tombe nez à nez avec des vaches les pattes dans le sable !
On arrive au resto et c’est ultra sympa ! On prend des sushi et un mi-cuit de thon albacore au maracuja, un délice !! En plus la présentation est vraiment chouette, ça nous change des almuerzo.
On traîne, on profite, c’est une super chouette soirée !
Jour 324 - Retour à Guayaquil et premiers symptômes
Je n’ai pas dormi très longtemps ce matin, j’ai quelques douleurs à l’estomac… Présentes de temps en temps la veille pendant la journée, elles sont plus fortes ce matin.
On prend un petit-déj à l’hostal, à base de pain un peu sec, d’œufs, de jambon et puis on refait les sacs pour reprendre le bus.
Comme toujours, les bagages sont mis en soute et on s’installe. Cette fois-ci, on a droit à un film coréen sur un gars bloqué dans un tunnel qui s’est effondré (ça avait l’air pas mal) et un film sur un chien avec l’acteur qui joue Archie dans Riverdale… Le son va plus fort que jamais et à chaque aboiement du chien, c’est nos tympans qui saignent !
On se retrouve dans l’énorme terminal terrestre de Guayaquil toujours aussi bruyant.
On se fait alpaguer par les taxis mais on prend le bus qui nous amène directement près du petit Airbnb que nous avons pris avec Sarah pour deux nuits.
Je prends ma température… Aïe, j’ai un peu de fièvre, je suis carrément épuisé et mon estomac ne va pas du tout. J’enfile un double masque, la rumeur du COVID est toujours là, il ne faudrait pas contaminer les autres. Gros repos obligatoire pour moi, Marie et Sarah se commandent un McDo, discutent et vont faire les courses.
Nous allons faire notre test PCR prévu pour le vol et le résultat sera rassurant ou non concernant mon état de santé.
Je ne vois pas trop la fin d’après-midi ni la soirée passer entre sommeil et éveil.
