Retour à Quito et bus de nuit vers la côte
Christophe
Article #sacàdos
Dans cet article sac à dos, nous avons mis plein d'informations super intéressantes et nous y avons raconté notre vie... Du coup, il est un petit peu plus long que d'habitude, mais ça vaut le coup ! 😏Bref, un article #sacàdos est à lire et à relire à ton aise, posé avec un thé glacé ou un chocolat chaud !
Juin 2021. Après Otavalo et la lagune de Cuicocha, on reprend la route vers Quito. Au programme : retrouvailles avec Sarah, découverte de la cherimoya et première expérience d’un bus de nuit équatorien pour rejoindre la côte !
Jour 318 - Retour à Quito et cherimoya
Je me lève un peu plus tôt pour aller faire des photos du marché et de la ville, mais je suis un peu tôt, le marché n’est pas encore totalement installé. On déjeune tranquillement.
On se promène puis on part chercher de nouvelles lunettes de soleil pour moi vu que j’ai perdu les miennes. On en trouve à 3$, du moment que ça tienne jusqu’au retour en Belgique, ça fera l’affaire !
On fait les sacs et on est prêts trop tôt, du coup petit épisode de série avant de partir. On trouve ensuite rapidement un bus au terminal terrestre. On démarre après le flux habituel de vendeurs ambulants (heladitos, bijoux…). On connaît le truc maintenant, on refuse tout directement et on fait bien 😅
Et pour changer, un film à fond : Jiu Jitsu avec Nicolas Cage, grosse nouveauté !
On arrive au terminal de Quito. Petit problème : la ligne de bus qu’on doit prendre n’existe plus ! On essaie de se renseigner mais c’est pas très clair, même Google Maps n’est pas au courant donc bon 😆 On prend un autre bus jusqu’à son terminus et là on en prend un second qui nous amène jusqu’à l’arrêt qu’on visait. Victoire !
On marche jusqu’à l’hôtel, pas évident ça grimpe et il fait chaud. Quito et ses pentes ! Comme toujours, on est super bien accueillis. C’est une vieille maison pleine de charme.
Je vais chercher un almuerzo dans un tout petit resto devant lequel on est passés en allant vers l’hostal et la dame rallume tout spécialement pour moi, c’est adorable ! Elle me fait goûter un fruit bizarre d’ici : la cherimoya. Et c’est vachement bon ! La texture est crémeuse et le goût est entre la banane et l’ananas, délicieux !
Je reviens avec l’almuerzo et on mange, c’est très bon comme d’habitude !
L’après-midi est tranquille : travail pour les enfants à l’hôpital, films, repos… On soupe avec une salade de fruits : fraises d’Otavalo et bananes offertes par l’hôtel. On finit la série Mixte et au dodo !
Jour 319 - Retrouvailles avec Sarah et bus de nuit
Je pars chercher le petit-déj à la panaderia toute proche qu’on a repérée la veille, mais elle est fermée. Je fais le tour du quartier. Je trouve des donas (= donuts) un peu plus loin et je reviens avec ça.
Pas grand-chose de prévu pour la journée d’aujourd’hui à part bosser l’association. Il fait un peu gris et on préfère se reposer parce que la soirée/nuit s’annonce plus sportive : un bus de nuit pour aller à Puerto Lopez, soit 10h de route !
Mais on ne va pas faire ce chemin tout seul, on rejoint Sarah, une ancienne collègue. Ça va être chouette de voyager ensemble !
Les propriétaires de l’hostal ont été très cool, ils nous permettent de rester dans les communs autant de temps qu’on veut pour attendre le bus.
On va chercher un almuerzo chez la petite dame d’hier et elle me fait goûter une mandarine équatorienne, mais elles sont très amères ici, pas très bonnes. Le repas est de nouveau super bon par contre !
On se met en route pour prendre le bus qui nous emmènera jusqu’au restaurant où on a rendez-vous avec Sarah. Les personnes de l’hôtel nous ont mis en garde que le quartier n’était pas très safe et ont demandé s’ils devaient attendre un taxi avec nous, mais sur la carte, l’arrêt n’est pas loin, on avait décidé de le faire à pied. Mais comme toujours à Quito, il ne faut pas s’y fier : ça monte fort et les quartiers changent vite (de très touristiques à peu rassurants). On avait repéré notre trajet sur Google Maps et tout se passe très bien pour nous.
Quand on arrive à l’arrêt, on attend le bus mais tous les bus qui passent sont bondés ! On arrive quand même à y rentrer et à se frayer une place. Les petits vendeurs ambulants ont du mal à passer à cause de nos sacs, mais ils ne se laissent pas faire et nous poussent sans se gêner.
On ne sera pas tristes de quitter Quito ! La ville est intéressante mais vraiment épuisante avec toute cette agitation, cette pollution et ces dénivelés.
On descend à notre arrêt, sans se tromper et sans surprise, cette fois ! On trouve le resto et on est accueillis par le chef les bras ouverts et plein de bonne humeur, ça a l’air super sympa ici ! En plus, ça sent bon !
Dès qu’on arrive, on reçoit un petit shot de café très sucré, c’est délicieux ! On commande des jugos naturales (mora pour Marie évidemment, elle adore ce fruit !) et Sarah arrive juste après.
C’est trop chouette de la voir et encore plus de l’autre côté du monde ! On mange un burger, vraiment bon, accompagné de petites patates !
On quitte le resto après avoir remercié le boss et on marche vers le terminal terrestre. Sarah a réservé les tickets de bus à l’avance, sur les conseils de sa prof d’espagnol, pour être sûrs qu’on ait une place.
On trouve rapidement le comptoir pour le ticket de taxes du terminal et la dame nous dit de prendre le bus 113 à l’arrêt 19. Ce sera au final le bus 147 à l’arrêt 23. Classique !
Bonne surprise, le bus semble confortable, des rideaux occultent les fenêtres pour pouvoir dormir. On démarre rapidement, et les TV s’allument… On craint un peu le volume mais en fait il va très peu fort, ouf !
Mieux que ça, le film a l’air intéressant (My Name Is Khan). Marie regarde, je m’endors assez vite. On se réveille de temps en temps, mais le trajet se passe relativement vite !
Jour 320 - Arrivée à Puerto Lopez en tuktuk
3h du matin : toutes les lumières du bus s’allument d’un coup et nous réveillent. Il faut changer de bus ici, il y a un problème. Tiens, tiens, on retrouve le fameux bus 113, que nous aurions dû prendre directement à Quito… Pas certains qu’il y ait vraiment un problème, c’était probablement prévu depuis le début 😉 On reprend nos places dans le nouveau bus et un nouveau film est lancé, heureusement, le volume est toujours au minimum et on se rendort rapidement. Vers 4h, les personnes derrière nous descendent, ce qui nous permet de coucher les sièges au maximum et d’améliorer notre confort. À 6h15, toutes les lumières se rallument à nouveau, on y est, pas trop le temps de se réveiller, il faut descendre rapidement !
Il fait gris, très gris et il pleut même un peu… On est loin du grand soleil de la côte tant espéré ! On récupère nos sacs et des conducteurs de tuktuk sont déjà là. On essaie de reprendre nos esprits puis on en prend un pour aller vers l’hôtel. L’expérience est super sympa : Marie et Sarah sont serrées à l’arrière avec les sacs, je suis devant une fesse sur les genoux du conducteur, l’autre à moitié en dehors du tuktuk.
Arrivés à l’hostal, on voit la tête encore endormie de la propriétaire passer par la fenêtre. elle descend nous ouvrir et nous accueillir. Elle est aussi fracassée que nous, c’est rassurant ! Les chambres sont immenses mais spartiates : un lit, deux chaises. C’est tout ! La salle de bain est originale aussi, pas de rideaux de douche, mais ce sera suffisant 😊
On ressort pour trouver à manger mais tout est encore fermé. On parcourt le malecón et on trouve un petit bar qui propose des petits-dej. Avant d’être servis, un pêcheur/organisateur de tours nous propose une sortie baleines, on lui dit qu’on va réfléchir.
On mange (ça fait du bien !) et on revient faire une sieste bien méritée.
