Calakmul, la citée enfuie
Christophe
Article #sacàdos
Dans cet article sac à dos, nous avons mis plein d'informations super intéressantes et nous y avons raconté notre vie... Du coup, il est un petit peu plus long que d'habitude, mais ça vaut le coup ! 😏Bref, un article #sacàdos est à lire et à relire à ton aise, posé avec un thé glacé ou un chocolat chaud !
Avril 2021. Direction Calakmul !
Jour 262 (suite) - Arrivée à Xpujil et premier cafard
En fin d’après-midi, nous arrivons enfin dans la petite ville de Xpujil, traversée par la nationale que nous suivons depuis le début de la journée. Xpujil n’est vraiment pas grand et nous trouvons assez rapidement notre hôtel dans l’une des rues. Pour la première fois, l’accueil que nous recevons est un peu froid… Cet hôtel de quelques chambres est tenu par une famille et les enfants ne se battent pas pour s’occuper de nous 😊 La plus âgée des filles se dévoue mais personne ne parle un mot d’anglais. On est bien d’accord, le vrai problème est surtout qu’on ne maitrise pas l’espagnol, mais c’est la première fois que nous avons tant de mal pour nous faire comprendre. Nous finissons par recevoir la clé de la chambre pour nous installer. A peine rentrés et les sacs posés, on remarque qu’un gros cafard est caché dans un coin ! On demande à notre hôte de venir nous aider et elle le balaie simplement vers l’extérieur. Ça nous met directement à l’aise 😅 En plus, les moustiques ne sont pas loin, ils sont nombreux et ils ont faim ! On ressort immédiatement la moustiquaire qu’on n’avait plus sortie depuis notre départ de Martinique 🦟
Quitte à se faire bouffer, on décide de ressortir et d’explorer les rues de la petite ville. On se dirige vers un petit marché qu’on avait repéré en arrivant. Le COVID n’existe pas vraiment ici, le masque n’est quasi pas porté et les locaux ne semblent pas avoir dû beaucoup changer leurs habitudes. Il faut dire que la ville est loin d’être touristique quand même, malgré sa proximité avec Calakmul, la plupart des gens préfèrent faire la visite sur la journée et retourner vers la côte. C’est exactement ce que nous recherchions : le calme et le local 😊 Ca nous permet de mieux voir comment vivent les gens et de les observer un peu, sans « déformation touristique ». L’une des petites maisons renferme un fabriquant de piñata et son magasin, trop cool !
On revient vers un petit restaurant, juste à côté de notre hôtel, tenu par deux dames et qui a l’air super sympa : la Cafetaria Del Tiempo. La déco est simple mais cosy, les petites chaises et tables en bois invitent à s’assoir. Les deux dames ne parlent pas anglais, mais on trouve des solutions pour communiquer et comprendre ce qu’elles proposent. Et on a bien fait, tout est délicieux ! On commande timidement une limonade à la fraise (avec directement un format d’un litre quand même), puis on craque pour une seconde limonade, des chicken wings mangue-piment, des croquettes de fromages (qui ressemblent plus à des arancinis)… tout ça pour la somme totale de 8€ ! Au moment du paiement, nos billets sont trop gros et elles n’ont pas le change, il nous manque 5 pesos… c’est décidé, nous reviendrons demain, sans même se forcer 😉
Jour 263 - Ruines de Calakmul et singes hurleurs
Après un rapide petit-déjeuner, et avant de partir pour notre excursion du jour, on cherche une station de distribution d’eau potable pour remplir notre gros bidons achetés plus tôt. C’est moins cher (5 pesos) et surtout plus écologique. Après avoir rempli notre bouteille puis la voiture, nous prenons la route nationale en direction de Calakmul. Près d’une heure plus tard, nous atteignons l’entrée de la biosphère, où nous devons payer deux frais distincts. En temps normal, 3 barrages sont disséminés sur la route et un paiement est nécessaire à chacun d’eux, avec le COVID, ils en ont regroupé deux. Nous sommes également obligés de nous laver les mains, à une station de lavage portable, toujours pour arrêter la propagation de ce virus.
Nous voici ensuite sur la route au milieu de la biosphère de Calakmul. Une chose est certaine, cette zone archéologique se mérite : la route pour y arriver est longue et la majeure partie se fait à 30km/h car elle se trouve au milieu d’une jungle épaisse d’où pourraient surgir des animaux.
Calakmul est un lieu magique, enveloppé par la forêt dense, donnant l’impression d’être perdu dans un autre monde. La découverte de cette réserve est une expérience unique, avec des papillons colorés, des singes agiles, des toucans majestueux, des dindons curieux et même des renards rusés. On te laisse avec des photos qui vallent mieux que nos mots.
En explorant les ruines, nous faisons la rencontre d’un voyageur français, Benjamin, qui parcourt le pays à moto.
Nous rentrons des étoiles plein les yeux, de nouveau sur cette longue route à 30km/h mais conscients que nous sommes chanceux. Le soir venu, nous retournons évidemment à notre petite cafétaria voisine et nous apportons les 5 pesos manquants de la veille. Nous y retrouvons également Ben, à qui nous avions donné rendez-vous afin de continuer le partage de nos récits d’aventures !
Jour 264 - Route vers Bacalar et la lagune aux 7 couleurs
Avant de quitter Xpujil, on passe une dernière fois à notre petite Cafetaria Del Tempio, qui aura finalement été notre petit repère pendant ces 3 derniers jours. On commande un frappé au chocolat et… c’est l’un des plus beau et l’un des meilleurs qu’on n’ait jamais goûté ! Toujours pour un prix défiant toute concurrence, moins de 2€.
Sur la route, on croise quelques barrages de policiers mais on ne se faits pas arrêter, pourtant on s’y était préparé, on commence à avoir l’habitude ! 😊
Toutes les photos de l'article et bien plus !
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