Cuenca, première ville sur le continent équatorien

Christophe

Cuenca, première ville sur le continent équatorien
Article #sacàdos
Dans cet article sac à dos, nous avons mis plein d'informations super intéressantes et nous y avons raconté notre vie... Du coup, il est un petit peu plus long que d'habitude, mais ça vaut le coup ! 😏
Bref, un article #sacàdos est à lire et à relire à ton aise, posé avec un thé glacé ou un chocolat chaud !

Juin 2021. Après deux semaines incroyables aux Galápagos, il est temps pour nous de revenir sur le continent et de découvrir Cuenca, cette magnifique ville coloniale nichée dans les Andes !

Jour 290 - Adieux aux Galápagos et arrivée à Cuenca

On se lève vers 6h30 et on quitte rapidement El Pinzon où nous avons passé une bonne nuit. Cette fois-ci, c’est fini, nous quittons vraiment ce petit paradis animalier que nous avons tellement aimé ! C’est le cœur gros mais le pas rapide que nous parcourons une dernière fois le malecon et revenons vers le port. La ville est encore très calme, presque endormie.

On trouve rapidement le bus, bien indiqué vers le canal d’Itabaca, première étape pour arriver à l’aéroport de Baltra. On demande à quelle heure il part : 8h ! On regarde nos montres, il est 7h09… Mince, le bus part toutes les heures et celui de 7h est tout juste parti. On commence à se dire qu’on va prendre un taxi pour être certains, nous devons parcourir tout le chemin jusqu’à l’aéroport avant 10h00 pour un embarquement à 10h30. Le chauffeur de bus discute avec un autre gars, puis nous annonce qu’au final il partira vers 7h30 ! Bonne nouvelle 😊 On est chaque fois surpris des organisations des horaires de bus ici, qui sont pour le moins fluctuants. On met nos sacs en soute, on s’installe dans le bus et effectivement à 7h30, il démarre pour traverser l’île du sud au nord et atteindre le canal, 50 minutes plus tard.

On récupère nos sacs et on trouve rapidement une lancha qui nous fait faire la traversée du canal, pile à temps pour prendre le bus qui nous attendait et qui termine le chemin vers l’aéroport.

Résultat, nous sommes bien à l’heure (8h40) et l’aéroport est à peine ouvert. On retrouve une famille de Belges que nous avions brièvement rencontrés chez Aline de Sharksky, en arrivant à San Cristobal. Nous discutons voyage, Belgique, COVID et école. Le temps passe très vite et il est déjà temps de monter dans l’avion.

Le vol se passe très bien et est rapide. On sort de l’aéroport de Guayaquil. On voit directement la différence avec notre première nuit ici : Guayaquil est remplie de voitures de tous les côtés, le confinement est fini et nous sommes en pleine journée de semaine. Nous devons maintenant atteindre le terminal terrestre pour prendre un bus en direction de Cuenca, comme on nous l’a conseillé. Pour atteindre le terminal, 2 choix : le taxi ou le bus. Nous optons pour la seconde solution et traversons la passerelle qui nous amène à l’arrêt. Une fois arrivés, on est confrontés à un tourniquet de sécurité qui n’est franchissable qu’avec une carte du réseau de bus. Mince ! En voyant notre air perdu et dépité face aux machines, une dame nous propose de nous faire passer pour 50 centimes. On accepte et elle scanne sa carte pour nous faire traverser. C’est super gentil, d’autant plus que nous avions lu que le trajet de bus coûtait 30 centimes par personne. Le bus nous conduit jusqu’au terminal de bus de la ville. On traverse la passerelle qui enjambe la grande avenue et on rallie le terminal terrestre. La passerelle est remplie de vendeurs en tous genres : masques, écouteurs, vêtements, œufs… pour un dollar.

Au terminal terrestre, on est (encore une fois) surpris : il est immense et ressemble à un centre commercial sur 3 étages. Le rez-de-chaussée est rempli de magasins et les deux étages supérieurs sont les portes d’embarquement pour les bus. Après s’être renseignés auprès de 3 personnes et une bonne dizaine de minutes où nous tournons un peu en rond, nous trouvons le comptoir pour acheter nos billets de bus (18.40$). Le bus part dans 10 minutes au deuxième étage, il va falloir courir un peu ! On le trouve rapidement et nous montons dedans. Juste avant, un gars nous aide à mettre nos sacs en soute, nous demande d’où on vient puis crie plusieurs fois « Belgiiiicaaaa » en nous faisant des checks 😆

Le bus démarre et notre pote « Belgiiiicaaaa » parle rapidement en espagnol (nous ne comprenons pas) et distribue des biscuits, sympa ! Puis il fait un petit quiz (en espagnol toujours) qui permet de gagner des bonbons. On se dit que c’est vraiment cool l’ambiance dans les bus longue durée ici ! D’ailleurs, en parlant d’ambiance, on a droit à de la musique électro des années 90 dans les baffles du bus. Mais revenons à notre ami « Belgiiiicaaaa » qui passe entre les sièges pour réclamer 1$ par personne… Mince, on a cru que c’était offert 😅 On le saura pour la prochaine fois, et comme les locaux semblent lui donner l’argent réclamé, on le fait aussi. Au moins, on a des biscuits et ils sont bienvenus parce que dans toute cette course, nous n’avons pas eu le temps d’acheter de quoi manger à midi.

Durant le trajet, le bus fait quelques arrêts pour prendre d’autres personnes ou pour laisser monter et descendre des vendeurs ambulants qui proposent des empanadas, des chips, des naranjillas, etc. Nous avons aussi droit à des films en espagnol : Die Hard 4, puis le 1. On regarde vers l’extérieur, le bus grimpe sur des routes de montagne parfois un peu escarpées, parfois il est vraiment proche du ravin à cause d’éboulements qui l’obligent à dévier un peu sa route. On voit de petits villages qui nous rappellent le Mexique, des montagnes, nos premiers lamas, des cabosses de cacao puis le soleil qui se couche.

Presque 4h plus tard, nous arrivons au terminal terrestre de Cuenca et on trouve rapidement un taxi prêt à nous emmener à notre logement pour 2$. Il ne sait pas exactement où c’est mais nous dépose à 2 rues de là et continue à chercher (il a vraiment le sens du travail accompli). On termine le chemin et nous trouvons rapidement la « Tu Parada en Cuenca - Casa de Huéspedes » où nous passerons quelques nuits.

Nous sommes accueillis par Miriam. Tout est super propre et nous devons retirer nos chaussures avant de rentrer. On passe ensuite à la désinfection des mains, puis des sacs à dos. La chambre est super et notre hôte est vraiment très gentille : elle nous explique qu’elle ne parle pas anglais et que donc tout sera en espagnol mais elle nous parle lentement et s’assure que nous ayons bien compris.

On s’installe et on descend lui demander où on peut trouver un petit truc à grignoter pas trop cher. Elle nous dit qu’elle comptait justement sortir pour aller chercher à manger aussi et elle nous montre une pizzéria et d’autres petits restaurants et magasins pour les prochains jours, trop chouette !

On mange, puis on monte se coucher, fatigués par cette longue journée de route où nous avons pris 4 bus, 1 bateau, 1 avion et 1 taxi !

Jour 291 - Découverte de la ville et tartiflette chez Le Bistro

Je vais chercher un petit-déjeuner à la première boulangerie que je trouve. Comme toujours, il faut réussir à comprendre ce qui est salé, sucré ou un mélange des deux et c’est beaucoup moins facile que ça en a l’air 😊 Le prix n’est vraiment pas cher : 0.80$ pour 3 couques ! On passe la matinée à se reposer et à faire quelques tâches nécessaires.

On rejoint ensuite Laura et Aymeric devant l’immense cathédrale au centre de Cuenca, en nous baladant un peu dans la ville. Cuenca a l’air super sympa et très jolie, même s’il faut se réhabituer à être dans une ville : plus de bruit, plus de monde, plus de voitures… C’est clair que les Galápagos sont à part 😉

Près de la Cathédrale, Laura nous fait rentrer par une petite porte donnant sur une cour entourée de restaurants sur deux étages. La vue de la cathédrale et de ses dômes bleu et blanc iconiques est superbe. On s’assied à la terrasse du restaurant « Le Bistro », tenu par un Français… qui fait de la tartiflette ! Quand ils nous en ont parlé, on n’a pas résisté longtemps avant de dire oui 😊 Et on a bien fait parce qu’elle était vraiment délicieuse ! Probablement pas le repas le plus traditionnel, mais on se rattrapera 😉

On continue à se balader dans les jolies rues de la ville, on passe par des marchés traditionnels, on observe les habitudes, on voit des dames habillées en jupes traditionnelle et coiffées de tresses sous leurs chapeaux. L’atmosphère qui ressort de cette ville est vraiment agréable.

Laura et Aymeric nous emmènent ensuite chez El Francés, boulangerie française tenue par Julien André où ils ont déjà eu l’occasion de tout tester… et de tout valider ! On goûte un fondant au chocolat et il faut avouer qu’il est vraiment délicieux ! En plus Julien est très sympa et passionné, on passe vraiment un délicieux moment !

On rentre à notre logement et on demande à notre hôte de nous expliquer comment fonctionnent les bus et comment rejoindre le terminal terrestre demain matin. Nous y retrouverons nos deux petits Français assez tôt pour de nouvelles aventures !

Jour 292 - Randonnée au Parc National de Las Cajas (4000m)

On se lève assez tôt, on déjeune rapidement et sans bruit pour ne pas réveiller la maison. Puis on s’habille chaudement parce qu’aujourd’hui, on part pour le Parc National de Las Cajas, situé à presque 4000m d’altitude ! Il va faire frais là-haut.

On va à l’arrêt de bus. On attend le 28 comme notre hôte nous l’a dit, mais on ne voit passer qu’un 8 et deux 27. Au final, on prend un 8 en croisant les doigts et on arrive avec 2 minutes de retard au terminal terrestre où Laura et Aymeric nous attendent. Ouf, on les a retrouvés !

On prend le bus en direction du Parc National de Las Cajas. Ca grimpe, grimpe… On sent l’altitude qui augmente, les paysages qui changent. Nous voici transportés dans un autre monde. Le bus nous dépose à l’entrée du parc. On passe aux toilettes et déjà la vue est magnifique sur les lagunes et les montagnes environnantes.

On trouve la trace du chemin, qui est bien cachée derrière quelques panneaux et nous voilà partis sur le sentier. Le paysage est absolument magnifique ! On est entourés de lagunes aux eaux cristallines, d’une herbe rase typique de la puna andine… On se croirait dans le Seigneur des Anneaux, d’ailleurs on se renomme « la communauté du sac à dos » ! 😊

Le sentier nous fait descendre vers des altitudes un peu plus basses. On doit faire un passage sur la route, puis revenir sur le chemin. Il faut passer une grille et des barbelés et on arrive dans l’enclos d’un lama, trop bien ! Il nous regarde passer tranquillement. Plus loin, on croise d’énormes vaches et des moutons qui broutent paisiblement.

Le paysage reste toujours aussi magnifique tout au long de la randonnée. Il fait beau et il fait chaud ! L’altitude ne nous empêche pas de transpirer. La météo peut varier rapidement ici, on a de la chance aujourd’hui.

On arrive au bout du sentier et on choppe directement un bus retour en le hélant sur la route. On revient vers le centre de Cuenca et on va manger dans un resto italien sur la petite place près de l’église. Après cette belle randonnée, on a bien mérité de bonnes pâtes !

On quitte Laura et Aymeric en leur disant au revoir. On ne sait pas encore quand on se reverra, mais ces retrouvailles aux Galápagos et à Cuenca resteront gravées dans nos mémoires. On revient se reposer au logement et travailler un peu : terminer le carnet pour l’Enfant@l’Hôpital, préparer Instagram, réserver le prochain logement…

Laura et Aymeric nous invitent à un ultime brunch d’au revoir demain chez Julien à El Francés, on accepte évidemment avec grand plaisir !

Jour 293 - Brunch d’au revoir chez El Francés

On commence la journée en déposant notre linge à la lavanderia. Il est grand temps de faire une bonne lessive !

On se balade ensuite un peu dans la ville de Cuenca pour la visiter plus en profondeur. C’est samedi matin, il fait calme et il fait super beau. On va du côté de la petite place et de l’église San Sebastian. On aime vraiment bien cette ville ! L’architecture coloniale est magnifiquement préservée, avec ses façades colorées, ses balcons en fer forgé et ses églises imposantes.

Puis on va du côté du cours d’eau, le Rio Tomebamba, qui traverse la ville. Les maisons suspendues au-dessus de la rivière offrent un spectacle unique. On se promène le long des berges aménagées, c’est vraiment agréable.

On retrouve Laura et Aymeric chez El Francés pour un « petit » brunch de folie ! Julien nous a préparé un festin : viennoiseries fraîches, jus d’orange pressé, café délicieux… On se régale tout en discutant de nos aventures et de nos prochaines destinations. C’est un moment vraiment précieux, ces derniers instants passés ensemble avant qu’on ne reprenne chacun notre route.

On continue à se balader en ville et à chiller l’après-midi. Cuenca a vraiment une atmosphère particulière, un mélange de modernité et de tradition qui nous plaît beaucoup.

On vous épargne les détails de la fin de journée, mais disons simplement que Christophe a eu une petite mésaventure au niveau de sa santé qui nous a un peu stressés et fatigués, mais heureusement tout s’est bien terminé ! Grace notemment à l’aide précieuse de Julien, qui nous a donné de précieux contacts francophones à Cuenca. Merci à lui ! On se couche après cette aventure, soulagés que tout soit rentré dans l’ordre.

Jour 294 - Balade dominicale et empanadas

Ce matin, nous nous réveillons doucement : c’est dimanche et cela fait du bien de prendre son temps.

Après un petit-déj, on part se balader dans ces quartiers que nous commençons à bien connaître. Néanmoins, on parvient encore à tomber dans des rues que nous n’avons pas encore parcourues. Le dimanche, la ville est plus calme, beaucoup de magasins sont fermés, baucoup de familles sont dans les rues pour se promener. Il faut dire aussi que la météo est moins belle que ces derniers jours : il a plu ce matin et le ciel reste gris et quelque peu menaçant.

Ce midi, nous avons envie d’empanadas et nous trouvons un petit resto qui s’appelle Toño Empanadas, parfait ! Ce sera un empanada carne, un queso et un pollo. Ils sont vite prêts et ne coûtent qu’1$ pièce. On retourne du côté de la rivière Rio Tomebamba pour trouver un banc et les manger en profitant de la vue.

On revient ensuite vers le centre et la fameuse Catedral de la Inmaculada Concepción. On avait repéré un petit endroit sympa qui semblait vendre des glaces, « Ice Cream Shoppe » avec son style à l’américaine et ses banquettes sympathiques. Les glaces sont peu chères, assez conséquentes et la vue sur l’église est magnifique.

On retourne vers le logement pour une après-midi repos. On demande à notre hôte si nous pouvons prolonger notre séjour de 2 nuits, elle accepte avec grand plaisir ! Nous resterons donc un peu plus à Cuenca 😊 Cette ville nous plaît et on n’est pas encore prêts à la quitter ! On termine la journée avec de bonnes parties de Cabot comme aux Galapagos !

Jour 295 - Parque El Paraíso et mirador de Turi

Comme à l’habitude, je vais chercher un petit-déjeuner : un croissant, un pain au chocolat, un pan dulce et un quimbolito. Ce dernier est une pâtisserie typique d’Équateur à base de farine de maïs et cuite à la vapeur, enveloppée dans une feuille d’Achira, une plante locale. Le croissant et le pain au chocolat sont un peu secs (surtout après avoir goûté celui de chez El Francés), le quimbolito est une chouette découverte et le pan dulce… c’est la surprise : il est fourré au fromage ! Les Equatoriens semblent adorer ce mélange mais malheureusement, on n’aime pas du tout 😊

On apporte ensuite la suite du linge à laver, quel plaisir d’avoir des vêtements vraiment propres après toutes ces lessives à la main s’apparentant plutôt à de gros rinçages.

Marie a repéré un parc un peu plus loin de l’autre côté de la ville qui a l’air sympa : le Parque El Paraíso, ce sera donc notre objectif de la matinée. On regarde comment l’atteindre en bus et on choisit l’itinéraire le plus long qui nous permet d’avoir une petite visite de certaines parties de la ville que nous ne connaissons pas encore confortablement assis et pour 0.30$ par personne 😊 Nous arrivons au parc comme prévu, fiers d’avoir réussi à bien nous orienter dans les transports en commun.

Le parc est très chouette : il est assez grand, le long d’un cours d’eau et on peut se balader presque partout. Ça paraît bête, mais en général les parcs ont des chemins très balisés et on ne peut en sortir, ici, il est permis de marcher sur l’herbe et de traverser de belles et grandes étendues. Il y a aussi des petits ponts qui traversent les cours d’eau et en plus on a de la chance avec le temps ! Que demander de plus ?!

On quitte le parc et on trouve un petit restaurant où nous mangeons un almuerzo que nous partageons. Comme toujours, la soupe (Caldo de bolas), le plat principal (énorme portion de riz, légumes, frijoles et porc), quelques chips de banane et la limonade nous calent pour un prix dérisoire (2.50$ + 1$ pour un jus de fruits frais supplémentaire).

On revient ensuite vers une place centrale où de nombreux bus convergent. On attend patiemment le bus 11 mais on commence à perdre espoir… Les bus ne sont pas très bien indiqués : un petit panneau sur leur pare-brise indique la ligne et quelques arrêts ; et ils ne s’arrêtent que très brièvement, il faut être prêt à monter dedans rapidement. Quand on pense abandonner, un bus arrive et son panneau indique Turi, pas de numéro mais c’est notre direction ! On monte dedans et il grimpe la colline qui nous amène à la petite église de Turi, depuis laquelle nous avons une vue surplombant toute la ville. Magnifique ! D’ici, on voit tout Cuenca, sa cathédrale si reconnaissable, ses cours d’eau… Un peu plus loin, un petit escalier grimpe encore plus haut pour avoir une vue encore plus plongeante, juste à côté du drapeau équatorien flottant fièrement au vent. L’effort est fatiguant, mais la vue est vraiment superbe !

Comme il n’y a qu’un bus toutes les heures, on prend un taxi pour retourner vers la place San Sebastian que nous avions bien aimée hier. On avait repéré un bistro belge et on s’assied en terrasse. Malheureusement personne n’y parle français (plutôt flamand ?) et l’accueil nous paraît moins sympa que chez El Francés. C’est néanmoins la brasserie belge la plus haute du monde ! Marie teste une bière type belge mais brassée localement, très bonne. Ce sera un chocolat chaud pour moi.

Le soleil descend doucement et la température avec lui, on revient vers le logement en passant reprendre le linge.

Jour 296 - Adieux à Cuenca et El Día del Niño

Ce matin, au petit déjeuner, Miriam nous fait une surprise : elle arrive vers nous avec les mains dans le dos et nous dit « Aujourd’hui, c’est un jour spécial, c’est El Día del Niño ! Alors voilà des biscuits pour vous ! ». Elle est vraiment trop gentille et ça nous fait super plaisir 😊

On se met en route vers le Mercado 10 de Agosto, l’un des marchés les plus authentiques de Cuenca. L’ambiance y est vraiment typique, loin des endroits touristiques. On déambule entre les étals colorés remplis de fruits et légumes qu’on ne connaît pas toujours. Les odeurs, les couleurs, les bruits des vendeurs qui interpellent les clients… c’est vraiment l’Équateur authentique !

On y retrouve également les fameuses “Limpias”, des femmes qui pratiquent des rituels de purification à l’aide de plantes médicinales, d’oeufs, de bougies et d’autres objets traditionnels. C’est une expérience vraiment unique de les voir en action, offrant leurs services aux clients (ou aux touristes ?) du marché pour chasser les énergies négatives et apporter la chance.

On fait une pause près du Rio Tomebamba, profitant une dernière fois de cette belle vue sur la rivière et les maisons suspendues. On s’installe sur un banc pour manger quelques trucs qu’on a achetés au marché.

Impossible de quitter Cuenca sans passer une dernière fois chez El Francés ! On retourne donc pour un dernier dessert chez Julien. Ses pâtisseries vont vraiment nous manquer !

On revient au logement via le centre-ville, traversant une dernière fois ces rues qu’on a tant aimées. On fait nos sacs, un peu le cœur serré de quitter cette ville qui nous a tellement plu.

Miriam nous prépare encore une petite surprise : des fruits et un peu de chocolat pour la route. Elle est vraiment adorable !

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