Ingapirca, Riobamba et en route vers l'Amazonie
Christophe
Article #sacàdos
Dans cet article sac à dos, nous avons mis plein d'informations super intéressantes et nous y avons raconté notre vie... Du coup, il est un petit peu plus long que d'habitude, mais ça vaut le coup ! 😏Bref, un article #sacàdos est à lire et à relire à ton aise, posé avec un thé glacé ou un chocolat chaud !
Juin 2021. Après Cuenca, nous partons découvrir les ruines incas d’Ingapirca et faisons route vers Riobamba, aux portes de l’Amazonie !
Jour 297 - Route vers Ingapirca et découverte des lamas
On déjeune tranquillement et on dit au revoir à Miriam, notre hôte si gentille qui nous a si bien accueillis pendant ces jours à Cuenca.
On prend un taxi jusqu’au terminal terrestre. Une fois sur place, on achète rapidement nos tickets de bus et les employés nous pressent littéralement dans le bus qui est déjà presque en partance. Pas le temps de niaiser ! On monte avec nos sacs et on trouve nos places tant bien que mal.
Le bus emprunte la Panamerica Sur et les paysages qui défilent sont magnifiques : des vallées très vertes parsemées de vaches, des dames vêtues traditionnellement qui travaillent dans les champs avec leurs longues tresses et leurs chapeaux caractéristiques. C’est vraiment beau !
Après un premier trajet, on descend du bus pour en prendre un autre qui continue vers Ingapirca. Pendant le voyage, les vendeurs ambulants montent et descendent : chips, écouteurs, bonbons… le ballet habituel des bus équatoriens !
On arrive enfin au terminus, sur la place principale du village d’Ingapirca. On est les derniers dans le bus, on descend et on paye notre course (2$ chacun).
De là, on marche en montée jusqu’à notre hôtel. En chemin, on croise nos premiers lamas qui broutent tranquillement ! C’est trop mignon !
On est reçus par une très gentille dame qui a son bébé en écharpe. Elle nous montre notre chambre : c’est sommaire mais suffisant, et surtout la vue donne directement sur le site archéologique d’Ingapirca ! Plutôt classe pour un réveil demain matin.
On mange nos sandwichs qu’on avait préparés et on lit au soleil en profitant du calme de ce petit village perdu.
L’après-midi, on décide d’aller visiter le site archéologique… mais surprise, il est fermé la semaine à cause du COVID. Mince ! Le gardien nous conseille néanmoins une petite randonnée qui en fait le tour et va voir d’autres choses intéressantes.
On se lance sur ce sentier et c’est une super découverte ! La rando nous emmène en haut d’un rocher d’où on a de belles vues sur le site inca, on longe plusieurs sites sacrés avec des panneaux explicatifs en espagnol, anglais et même en Quechua. C’est instructif et les paysages sont magnifiques !
On revient vers le village et on descend se promener. C’est vraiment tout petit, quelques maisons, une petite place… l’ambiance est paisible.
On s’arrête pour prendre des glaces ! Elles sont très bonnes et pas chères du tout.
On revient vers le logement, on lit un peu et on joue aux cartes. Le soleil se couche et la température chute rapidement. Ça caille ! On n’avait pas prévu qu’il ferait aussi froid ici.
On va manger au resto du logement. Au menu : riz et poulet. Ouf, pas de cochon d’Inde au programme ce soir !
On fait quelques parties de cabot avant d’aller se coucher avec 2 grosses couvertures pour se protéger du froid de la nuit en altitude.
Jour 298 - Direction Riobamba et cochon d’Inde géant
On se lève et personne n’est disponible pour le petit-déjeuner à l’heure où on voulait partir. Pas grave, on a toujours du backup ! On mange nos biscuits et nos bananes.
On cherche le propriétaire pour régler la note et quand on le trouve, il arrive avec un énorme cochon d’Inde écorché dans les mains… 😰
On se dépêche de chopper le bus qui passe sur la route principale. À l’intérieur, Marie entame la conversation avec une petite fille, dans un espagnol plus que rudimentaire. C’est vraiment une expérience 100% locale, on adore ce genre de moments !
On arrive à Cañar, une petite ville étape. On va au terminal de bus et on compare un peu les horaires, les arrêts et les prix des différentes compagnies pour aller à Riobamba. On opte pour la compagnie Santa : 6.90$ par personne.
Le temps d’acheter quelques trucs à manger et de passer aux toilettes, on reprend le bus pour au moins 4h de route. Départ à 10h50 !
Le bus fait une pause pour manger près d’Alausi. Comme toujours, c’est l’invasion de vendeurs ambulants : glaces, riz, câbles, écouteurs… dont plusieurs enfants. Ça nous serre toujours un peu le cœur de les voir travailler si jeunes.
Le bus arrive finalement à Riobamba et dépose quelques personnes en ville, puis il tourne. Une personne du bus nous demande si on vise le terminal terrestre, on dit oui, et il nous dit qu’on doit descendre tout de suite parce que le bus quitte Riobamba sans passer par le terminal ! Merci l’info ! On descend rapidement, on récupère nos sacs et on se retrouve sur le côté de la route, un peu perdus.
On marche vers la rue principale et on choppe un bus local qui va justement au terminal. De là, on prend un taxi jusqu’à notre hôtel. L’hôtel est simple mais sympa. On se repose un peu de cette journée de route.
On ressort en fin d’après-midi pour se renseigner sur les bus du lendemain vers le Chimborazo, puis on fait quelques courses. Le soir, on se fait plaisir avec des nuggets et des frites. Après toutes ces journées de riz et de poulet, ça fait du bien de changer un peu !
Jour 299 - Ascension vers le Chimborazo à 5000m
On se lève à 6h30, motivés pour cette journée qu’on attend depuis longtemps ! Aujourd’hui, on monte au Chimborazo, le volcan le plus haut d’Équateur à 6263m ! Bon, on ne va pas au sommet évidemment, mais déjà monter aux refuges sera une belle expérience.
On arrive au terminal terrestre à 7h, on prend nos tickets (2$ par personne + 20 centimes de taxe chacun) et on monte dans le bus.
En descendant à l’entrée du parc, on rencontre Manon et Julien, un couple de Suisses qui séjourne au même hôtel que nous. Quelle coïncidence ! On décide de partager le taxi/4x4 pour monter au premier refuge, ça fera des économies pour tout le monde.
En montant, on commence déjà à voir des vigognes qui broutent tranquillement dans les pâturages d’altitude. C’est la première fois qu’on en voit, elles sont magnifiques avec leur fourrure dorée !
On arrive au premier refuge (vers 4800m) et de là, on continue à grimper à 4 vers le second refuge, le refuge Whymper à 5000m d’altitude. La montée est rude, chaque pas demande un effort, l’air se raréfie… mais on y arrive ! La vue sur le sommet enneigé du Chimborazo est absolument impressionnante. On se sent tout petits face à ce géant.
On va jusqu’à la lagune Condor Cocha, un peu asséchée en cette saison mais belle quand même. Le paysage lunaire à cette altitude est unique.
On rencontre un Américain qui fait l’ascension en solo, il a l’air bien préparé avec tout son matériel d’alpinisme.
On redescend à notre rythme tandis que Manon et Julien passent devant, plus rapides que nous. On recroise encore des vigognes en chemin, toujours aussi gracieuses.
On arrive tout en bas, un peu fatigués mais heureux de cette expérience. On attend le bus qui doit nous ramener à Riobamba.
De retour à l’hôtel, on a un petit mal de tête, probablement dû à l’altitude, mais ça passe assez vite avec du repos et de l’eau.
Le soir, on se commande une pizza pour fêter cette belle journée. On l’a bien méritée !
