Guadeloupe - épisode 4 : retour en Basse-Terre, volcan, réveillon et départ

Christophe

Guadeloupe - épisode 4 : retour en Basse-Terre, volcan, réveillon et départ
Article #sacàdos
Dans cet article sac à dos, nous avons mis plein d'informations super intéressantes et nous y avons raconté notre vie... Du coup, il est un petit peu plus long que d'habitude mais ça vaut le coup ! 😏
Bref, un article #sacàdos est à lire et à relire à ton aise, posé avec un thé glacé ou un chocolat chaud !

Suite et fin de notre aventure sur cette belle île paradisiaque qu’est la Guadeloupe. C’est partiiii ! 😁

Jour 137

Nous partons de bon matin en direction de la plage de Sainte-Anne, elle est beaucoup plus vide que la veille en pleine après-midi 😊 Nous enfilons nos masques et allons explorer les fonds près des brise-lames. C’est plein de petits poissons colorés, qui sont charriés par le courant… autant que nous ! 😊 Il est assez fort de ce côté, nous ne nous éternisons donc pas trop, d’autant plus que la grisaille et la pluie semble être de mise aujourd’hui !

Nous décidons alors de nous mettre en route pour continuer l’exploration de ce côté de l’île. Nous allons voir l’Habitation Zevallos, fermée pour le moment au public et hantée paraitrait-il (😉) mais surtout maison jumelle au musée que nous avions déjà pu voir à Pointe-à-Pitre. Elles ont été construites selon le même plan et le même kit.

Nous continuons vers le Cimetières des Esclaves, où des sépultures d’ancêtres auraient été découvertes. Le site est malheureusement assez mal entretenu et très peu mis en avant. Rien que la route pour y arriver relève plus d’un rallye que d’un chemin accessible 😊

Nous repassons du côté de la Porte d’Enfer, avec sa vue toujours aussi impressionnante sur l’océan et sublimée par un arc-en-ciel (et même un double arc-en-ciel en y regardant bien).

Sur la route, nous devons nous « battre » avec une abeille qui est entrée dans la voiture afin de la faire ressortir sans se faire piquer, ni la tuer… pas simple mais nous y sommes arrivés ! 🐝

Nous arrivons à la Pointe de la Grande Vigie, le bout du bout du côté nord de l’île mais la vue est bouchée par de gros nuages gris, qui se mettent bien vite à déverser leur pluie sur nous ! Nous courons pour nous abriter dans la voiture !

Encore une fois sur la route, nous passons à côté de deux cochons sauvages, dont l’un des deux est assez énorme ! Ils se saisissent quand nous passons à leur niveau, le plus doucement possible, et déguerpissent… Je ne sais pas si ce sont eux ou nous qui avons été les plus surpris ! 😅

Nous nous remettons de nos émotions en goûtant du jus d’acérolas, appelées cerise locale ici et une glace au gingembre, avant de reprendre la route vers notre logement.

La pluie aura bien marqué cette journée et ne s’arrêtera pas avant le milieu de la nuit, les pluies tropicales sont vraiment impressionnantes !

Jour 138

Au petit matin, le soleil est de retour et nous devons déjà quitter notre beau petit bungalow blanc et rose. Direction Capesterre-Belle-Eau ! On se fait la remarque à chaque fois, mais c’est dingue comme le temps passe vite ! 😊

On refait les sacs, on nettoie le logement et nous voici déjà sur la route ! Nous sommes un peu tristes de quitter Sainte-Anne, comme toujours, mais il y avait un côté ultra-touristique qui ne nous manquera pas trop, surtout avec l’arrivée des vacances scolaires. Nous quittons aussi un très beau logement, mais avec un petit peu trop de moustiques à notre goût et sans eau chaude (ou même sans eau une partie du temps).

Nous repassons sur l’autre des deux îles principales de Guadeloupe : Basse-Terre.

Nous profitons aussi de cette journée de transition pour faire quelques courses et déjà prévoir ce que nous allons manger pour le réveillon de Noël. On a toujours un peu du mal à se dire que c’est bientôt Noël et à se mettre dans l’ambiance parce qu’on le passe au soleil pour la première fois 😉 Par contre, en entrant dans le magasin, on se rend vite compte qu’un réveillon se prépare, tant il y a du monde.

Nous arrivons au logement, très bien accueillis comme toujours ! Il est très beau et très grand et nous sommes un peu dans les hauteurs avec une vue sur l’océan.

Jour 139

Ce matin, nous nous levons encore une fois assez tôt pour nous mettre en route rapidement vers les Bains Jaunes : aujourd’hui nous grimpons au sommet de La Soufrière, le volcan de la Guadeloupe et le plus haut sommet des Antilles ! Nous avions pris le logement spécialement assez près du point de départ pour ne pas avoir 2 heures de route avant de commencer la randonnée – surtout qu’il est conseillé d’arriver tôt pour grimper tant que la chaleur n’est pas trop forte.

Arrivés au point de départ, la météo confirme notre présentiment tout au long de la route : la randonnée se fera sous un ciel gris, très nuageux et parfois un peu pluvieux. Plus haut sur le chemin, on entendra un guide dire que le ciel est dégagé à peu près 10 jours par an ici et que la météo change très vite. Tout cela est dû au fait qu’il s’agisse d’un volcan, encore en activité au milieu d’une île tropicale, qui condense et accroche tous les nuages des environs. Nous étions préparés à cela, on enfile nos K-Way et c’est parti pour cette randonnée de plus de 560m de dénivelé sur 7km de distance !

Le début de la randonnée est assez simple : la majeure partie du sentier a été bien balisée et recouverte de pavés en assez bon état. A certains endroits, des panneaux explicatifs racontent l’histoire du volcan et son évolution. Ça grimpe déjà pas mal et nous n’avions plus fait de vraies randonnées depuis La Palma, on le sent ! 😉

Arrivés à un parking, ancien point de départ pour la randonnée, nous commençons le vrai challenge : ici, il n’est plus question de pavés mais d’un vrai chemin de montagne. Nous continuons à grimper le chemin, passant par des sentiers de cailloux, des rochers à grimper, des marches plus ou moins bien conservées, des moments de pluies, de vents. La montée est rude (après tout, le sentier est noté comme « difficile ») mais nous ne lâchons rien !

Nous y sommes presque, il reste « seulement 200 mètres » d’après un autre randonneur… mais pas les plus simples ! Le début de la dernière partie s’apparente presque à de l’escalade tellement le dénivelé est grand et que nous devons utiliser nos mains pour assurer nos prises.

S’en suit ensuite un terrain un peu plus plat mais beaucoup plus trempé et enfin nous arrivons à un abri, battu par des vents très forts ! Nous avions déjà eu du vent jusqu’ici mais les randonneurs qui redescendaient nous disaient que le vent qui soufflait au sommet était bien pire !

Il nous reste quelques mètres pour arriver au sommet, nous les parcourons en nous baissant pour ne pas être pris par le vent et nous le voyons enfin, ce panneau où est indiqué « La Découverte – 1467 m ». Après une petite photo souvenir, nous redescendons vers l’abri où nous nous arrêtons quelques minutes pour récupérer un peu, grignoter et laisser passer une belle drache.

C’est parti pour le retour, il faut redescendre tout ce qu’on a grimpé jusqu’ici ! 😊 La descente n’est pas forcément plus simple, il ne faut pas glisser et les « marches » sont parfois vraiment hautes. Le temps s’éclaircit par endroit et par moment, laissant entrevoir un peu la vue. On se rend alors compte à quel point on est bien haut ! Nous apercevons rapidement une mangouste sur le chemin du retour et nous retrouvons les fameux Bains Jaunes, notre point de départ et bains dans lesquels coule une eau soufrée et chaude. Il y a pas mal de monde sur les lieux, nous préférons repartir directement 😊

On prend une bonne douche (on a la chance d’avoir de l’eau et chaude en plus !) et on se repose un peu des efforts de la matinée.

Jour 140

24 décembre, jour du réveillon de Noël et lendemain de notre ascension de La Soufrière. Associés à une météo plutôt terrible avec des averses tropicales aussi nombreuses que puissantes, tout cela nous donne envie de passer une journée à ne rien faire et à regarder des films de Noël près du feu… enfin, plutôt au frais 😊 La chaleur est toujours là, et c’est vraiment quelque chose dont on n’a pas l’habitude au moment des fêtes de fin d’année, mais ce n’est pas désagréable.

Pour le souper de réveillon, nous avons prévu un repas le plus local et traditionnel possible : chips de bananes et dés de jambons caramélisés au sucre de canne et pétillant de Gwozey (groseilles) pour l’apéro, suivi d’un jambon « Chanté Nwel » et un gratin de giraumon.

Au moment d’allumer le four, on se rend compte qu’il ne fonctionne pas… mince, on comptait dessus et on n’a pas trop envie de déranger les propriétaires du logement ! On commence à avoir de bons réflexes pour se tirer d’affaires dans des logements qu’on ne connait pas : vérification du type de four (gaz ou électricité), essayer de trouver une notice d’utilisation, voir si une prise est visible et vérifier s’il est branché, trouver les plombs… Et c’était bien les plombs, nous voici sauvés ! 😊

Le résultat n’est pas si mal et on se régale même si le gratin de giraumon n’égale pas celui de la rôtisserie que nous avions goûté dimanche passé.

Jour 141

🎄 JOYEUX NOEL ! 🎅

On débute la journée avec un petit brunch de Noël à base d’œufs, jambon (il nous en reste pour quelques repas encore) et toasts au piment grillés. Encore une fois, il faut ruser parce qu’on n’a pas tout ce qu’on aimerait sous la main : les coquetiers sont découpés dans la boite à œufs avec la paire de ciseau de couture 😊

Nous nous mettons en route vers la plage de Malendure pour tenter un dernier snorkeling… mais arrivés sur place, c’est bondé – probablement encore pire que ce que nous avons vu jusqu’ici ! Tant pour nous que pour les tortues, nous décidons de ne pas nous rajouter à tout ce monde et revenons sur nos pas afin de trouver une plage un peu plus calme.

Nous arrivons à la plage de la Petite Anse, un peu plus bas : nous ne sommes pas seuls, mais nous pouvons nous trouver une petite place d’un côté de la plage au calme. Nous voici partis pour notre session de snorkeling de Noël et dernière session en Guadeloupe – eh oui, nous quittons l’île dans 2 jours vers de nouvelles aventures ! Nous voyons plein de petits poissons colorés et quelques bans pris dans le courant, c’est toujours aussi beau et agréable de nager – ou de se laisser dériver – parmi eux.

En repartant et en passant par Vieux-Habitants, nous tombons sur un espace qui a été transformé et réhabilité pour un projet local de street-art et le résultat est vraiment cool !

Repas du soir : on continue les restes d’hier 😉

Jour 141

Dernière journée complète en Guadeloupe ! Et journée pleine de soleil, nous comptons bien en profiter ! 😎 Nous nous dirigeons vers une plage proche de notre logement que nous ne connaissons pas encore : la Plage des Roseaux. Il n’y a pas vraiment de sable où poser son essuie mais il y a plusieurs petits carbets (petites huttes en bois avec tables de pique-nique) où nous pouvons nous asseoir et profiter de la vue.

Il est ensuite temps de laver la voiture (sous le soleil c’est une vraie épreuve), ranger le logement, refaire les sacs. On devient rôdés et cela va de plus en plus vite ! Il faut aussi finir les restes de Noël 😁

Pour terminer la journée, nous retournons à la microbrasserie si sympa que nous avions découverte plus tôt : LéKouz, suivi d’un bokit sucre/citron et d’un autre au Nutella ! Délicieux !

Jour 142

Ce matin, nous quittons la Guadeloupe et nous allons… en Martinique ! Nous sommes arrivés au jour 114 et nous avons adoré chaque journée depuis 😊 On se lève rapidement, on déjeune, on clôture les sacs à dos et le nettoyage du rangement et nous voici en route vers l’aéroport.

Dernière étape avant d’y arriver : trouver une pompe à essence pour faire le plein et un endroit pour aspirer la voiture (il doit y avoir quelques grains de sable d’une bonne majorité des plages de Guadeloupe).

On rend la voiture et on arrive à l’aéroport, bien trop tôt, évidemment. L’enregistrement n’a pas encore commencé ! Après avoir déposé les bagages, passé les vérifications et trouvé le terminal, nous attendons pour l’embarquement. Le terminal régional est tout petit et l’embarquement est très rapide : il faut marcher sur les pistes jusqu’à l’avion, qui est tout petit aussi, il doit y avoir quelque chose comme 20 rangées de 2x2 sièges. Décollage imminent !